GUILLAUME CANET, NABILLA, OLIVIER SCHRAMECK, LE CSA… LA SEMAINE « TRES PARTIRCULIERE » DE LA RUCHE MEDIA

Chaque vendredi, La Ruche Média revient sur les points d’actualité qui ont fait parler cette semaine.

Lundi 28 OctobreNabilla Benattia est choisie par la Française des jeux pour devenir sa nouvelle égérie. Et non ! C’est une fausse info pour alimenter un buzz « nabilesque » : à chaque semaine son non-évènement… Il ne s’agirait pas d’un jeu de grattage comme a voulu le faire croire, un temps, Thomas Vergara, son petit-ami tout droit sorti lui aussi de l’univers « TV Réalité »- ce nouveau diplôme presque obligatoire dans l’esprit de certains « Djeuns »…- Mais la FDJ annonce « être seulement en discussion avec la Belle pour une opération évenementielle de courte durée » ! Rien de plus et c’est déjà beaucoup.

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A quelques jours de la diffusion sur NRJ12 de « Allo Nabilla » produit par Jérémy Michalak, la petite vedette maligne sait encore une fois faire parler d’elle. Après avoir croisé les jambes en mode « Basic Instinct« , elle défraie la chronique. Ce lundi, la chaîne, temple des programmes du même type, a convié une cinquantaine de journalistes pour présenter les 30 premières minutes du concept très attendu. Dans les bureaux de la 12 ème chaîne, dans le 16ème arrondissement, il y avait foule pour, au final, découvrir un projet pas si nouveau que ça, même s’il est porté par une jeune fille stratège, définitivement charismatique, temoin et actrice de son époque.

Cela dit, NRJ12 croit en elle puisqu’il y a déjà 3 saisons de signées pour ce premier Dynasty Show à la Française. Nous allons donc pouvoir suivre les péripéties de toute cette famille en Asie, en France et aux Etats-Unis dès le 12 novembre à 20h50.

Mercredi 30 OctobreGuillaume Canet et son nouveau long métrage (remake « Des liens du sang » de Jacques Maillot -2008) débarquent dans les salles. 1974, New-York, deux frères que tout sépare devront apprendre à cohabiter en faisant fi des rencoeurs du passé. Seulement, l’un est un flic honnête et introverti (Billy Crudup) et l’autre est le fils préféré, le gars pommé et ganster séduisant qui sort de prison pour meutre (Clive Owen). Après 2h30 de visionnage, je me demande si tous les réalisateurs se sentent obligés de convoler vers le pays de l’Oncle Sam pour mettre sur pied « leur film made in US »…?!

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« Blood Ties » apporte son lot d’images bourrées de référence déjà vues, mais on doit reconnaître que Canet maîtrise la diectrion d’acteur et une esthétique pointue, juste et affinée. La période 70 est reconstituée avec soin. Les détails ne sont pas laissés au hasard mais faut-il pour autant sentir un si grand manque de ryhtme ? Et l’impresion d’être dans l’excitation enfantine du créateur. On sent qu’il est ravi de cette expérience et que nourri de Scorcesse, il nous déverse toutes les images dont il rêve depuis petit. L’expérience justement, fut pourtant compliquée : les méthodes farouchement commerciales et animales de l’industrie américaine en cause…

Les studios ne rigolent pas. Il faut fournir dans une « cour des grands » qui ne laisse aucune place à l’émotivité : « Leur façon de travailler m’a déstabilisé » déclare Guillaume Canet au Figaro. Aidé de James Gray pour le scénario et par le chef-opérateur Christophe Offenstein (qui sort son premier film le 6 novembre 2013 « En Solitaire » avec François Cluzet et Guillaume Canet), le frenchy livre un thriller un peu sympa, un peu ennuyeux, un peu lent, un peu bien stylisé, un peu trop long… C’est une oeuvre… qui passe « un peu » à côté. Dommage !

Jeudi 31 Octobre – Olivier Schrameck, le grand patron du CSA prend la parole sur lexpress.fr. Le président estime que « la ligne éditoriale de France Télévision n’est pas claire« …

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« Une entreprise de service public qui se porte mal financièrement, économiquement ou socialement ne peut pas tenir dans de bonnes conditions son rôle de référence ». Ces mots sonnent comme une injonction a redresser la barre, et vite. Mr Schrameck a décidé, entre autre, de recevoir le patron du groupe public tous les 15 jours pour vérifier de la bonne conduite de sa politique. Il demande aussi des explications sur la chute des programmes régionaux, passant ainsi de 25% à 20%. Puis, il réclame une place mieux définie pour la chaîne France O dont la gestion « doit être connue, améliorée et discutée« . Après les mises en garde de la Ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, c’est donc au tour du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de prendre le naufrage au sérieux. On sent une pointe d’énervemement dans les rangs des hautes instances. Les derniers étages de FTV sauront-ils entendre cet énième rappel à l’ordre ? Depuis hier, jeudi 30 octobre, le CSA réupère son pouvoir de nomination puisque le projet de loi sur l’indépendance de l’audiovisuel public a été définitivement adopté par l’Assamblée nationale. Il désignera donc dès 2015, le prochain patron de France Télévision… La sortie d’Olivier Schrameck qui induit une étroite mise sous surveillance du service public ne s’est donc pas faite par hasard.

Yasmina Jaafar

©Mars Distribution/Blood Ties

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