JEAN-SEBASTIEN LEROUX OU LES ANECDOTES SAVOUREUSES SUR LE CINEMA. IDEE CADEAU

 

Jean Sébastien Leroux est producteur de films d’animation et quelques jours avant Noël, La Ruche Média a voulu rencontrer cet entrepreneur. Le patron de Kidiwi Studio se pose 1000 questions sur le fonctionnement de nos salles obscures et sur les coulisses du 7ème Art. Un livre drôle et efficace bourré d’anecdotes et de réponses autour de toutes « Les petites curiosités du cinéma » (FB Ed).

Qu’est-ce qui vous a motivé pour l’écriture de ce livre ?

J’adore les livres sur le cinéma, et l’histoire du cinéma. Pour autant, quand je les lis, je trouve qu’ils ne sont pas adaptés à un public très large ! Également, de nombreux livres d’anecdotes sur le cinéma deviennent incompréhensibles si vous n’avez pas une culture cinématographique très développée. C’était mon point de départ : écrire un livre sur le cinéma accessible et compréhensible par tout le monde, absolument tout le monde ! Dans un second temps, j’ai eu l’idée d’aborder chaque sujet en une seule page. Une page… un sujet autour du cinéma, ni plus, ni moins. Au final, le livre « Les Petites Curiosités du Cinéma » évoque peu de films alors qu’il parle constamment de cinéma ! Avec la volonté de répondre à toutes ces petites questions qui font du cinéma… le cinéma ! Comme par exemple, pourquoi les fauteuils de cinéma sont rouges ? Pourquoi dit-on des scenarii et non des scénarios ? Pourquoi les projectionnistes peuvent-ils porter un gilet par-balles ? Ou encore, Comment compte-t-on les entrées des films en France ?

Vous êtes producteur. Avez déjà produit ou travaillé pour les Etats-Unis ?

Du tout. On m’a proposé de travailler au Canada en 2008 dans une très grande société de jeux vidéos et j’ai refusé. Je pense qu’il y a plein de belles choses à faire en France et puis moi et l’anglais, ça fait 4 ! Il ne faut pas oublier, qu’aujourd’hui c’est aussi les États-Unis qui viennent en France. Tout comme Universal, qui est venu poser ses valises à Paris dans le Studio Mac Guff Illumination pour produire, par exemple, les films d’animation « Moi, moche et méchant« .

 JB Leroux cinéma

Tout de même, y a-t-il vraiment une vision si différente des métiers du cinéma ici et aux USA ?

N’ayant pas travaillé aux USA, je ne suis pas le mieux placé pour en parler. Je pense toutefois que l’approche est en effet différente, tant dans l’aspect créatif que dans la manière de produire les films. Le process est totalement différent.

Le cinéma français est-il condamné à cette image d’Épinal du 7ème art ou peut-il aussi devenir une industrie sans scrupule ?

Je trouve, qu’elle n’est pas assez sans scrupule ! Mais cela dépend totalement de la prise de risque que prennent les producteurs, distributeurs et chaînes de Tv sur un projet.
Le cinéma offre un champs créatif exceptionnel et sans limite. Mais malheureusement, les budgets alloués à ces derniers ne permettent pas toujours d’aller très très loin en France. Avec 3 ou 4 millions d’euros faire un film de science-fiction semble délicat !

Pensez vous que des séries qualitatives comme Game of Trones ou True Detective fassent du tort au cinéma ?

C’est déjà du « cinéma », même si le canal de diffusion est différent. Si je passe devant un tournage en cours dans une rue, je n’arriverais pas à savoir si il s’agit d’un tournage de série ou d’un film pour le cinéma. Les moyens mis en oeuvre pour ces séries sont de plus en plus importants et rejoignent totalement ceux du cinéma en faisant travailler les mêmes techniciens et artistes. Et même si le marché du DVD est en chute livre, les ventes de tickets de cinéma se portent bien.
En soit, je vois ces séries comme un divertissement complémentaire au cinéma traditionnel. J’aurais plutôt tendance à dire que ces séries, via la VOD et le téléchargement illégal, font du tort à la Télévision.

 livre leroux cinema

Pouvez vous me citer les 2 plus belles découvertes que vous avez faites en écrivant votre livre ?

En parlant de science-fiction, j’ai justement souhaité parler de ce genre, pour évoquer certains objets présents dans ces films et bels et biens ancrés aujourd’hui dans notre quotidien. En me renseignant, j’ai découvert un exemple flagrant dans le film « 2001, L’Odyssée de l’espace » de Stanley Kubrick. Dans une séquence du film, une « ardoise » diffusant des informations vidéos est présente sur une table. La tablette numérique était bien sous nos yeux depuis 1968 ! Plus léger, j’ai souhaité finir le livre sur l’histoire de l’homme qui a payé le plus cher pour voir un film. Cet américain a payé 17 000 dollars en téléchargeant légalement le film « Wall-E » depuis une connexion 3G à l’étranger… J’avoue, cela me fais rire.

Votre prochain projet d’animation ?

Nous développons actuellement un projet d’animation au sein de notre Studio, mais cela est secret ! Patience… À côté de cela, nous traitons au quotidien des demandes très variées : Publicité, Générique d’émission, Film corporate, Trucages pour le cinéma… Aujourd’hui, le Studio d’animation et d’effets spéciaux que j’ai fondé, travaille principalement pour la publicité en fabriquant des animations en 2D ou en 3D.
Yasmina Jaafar

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