NOUS SOMMES TOUS CHARLIE HEBDO

Charlie Hebdo en deuil. La France en deuil national aujourd’hui ! Le 7-01-15 restera une date dramatique et historique. Les dessinateurs Charb, Wolinski, Cabu, Tignous et Honoré ont été assassinés. 12 morts au total. L’instant est à l’hommage, l’émotion et l’indignation et non aux diatribes politiciennes.

Jour d’union nationale. Jour de deuil. Le peuple français a massivement réagi hier. Des rassemblements spontanés. Des protestations immédiates. Des citoyens français concernés. Outrés. L’instant est fragile. La communion prend un sens pour donner un SENS à cette tuerie perpétrée contre la liberté d’expression. C’est un bien précieux que de pouvoir être ensemble contre.

La solitude éditoriale d’une rédaction comme celle de Charlie Hebdo n’est plus. Le soutient est là. La journal a souvent suscité la polémique. Des twitts inqualifiables émergent depuis hier, une forme d’aigreur contre les critiques et les satires des dessinateurs. Les dessins ont pointé tant les chrétiens et les musulmans. Un journal libertaire qui jouait son rôle dans une société où les crispations s’intensifient chaque jour un peu plus. Les journalistes ont payé leur engagement. François Hollande indiquait hier « rien ne doit nous séparer » sans jamais parler d’amalgame mais tout ayant -certainement- le terme à l’esprit. Il est important de « dire » pour combattre. Marine Le Pen, elle, s’est emparée des termes sans gêne et propose « personnellement » un référendum sur la peine de mort… Opportunisme ou… opportunisme ? charlie

Aujourd’hui, l’émotion devrait prendre le pas. La violence de l’acte impose un ciment de dignité et de résistance. Comme a résisté le caricaturiste Raoul Cabrol recherché par la Gestapo pour avoir croqué Hitler. Churchill le considérait, d’ailleurs, comme « le premier caricaturiste de France ». La caricature est un art. De la renaissance à nos jours, elle a forgé la démocratie. Louis XVI et Marie-Antonnette ont été les cibles de pamplets et de dessins mémorables.

Le crayon est une arme et l’a toujours été mais c’est la première fois que des gens sont tués sur leur lieux de travail ! La presse n’a nommé que les plus connus mais n’oublions pas le brigadier Franck Brinsolaro ; le correcteur –fraichement engagé– Moustapha Ourrad ; l’ami qui passait, Michel Renaud ; la psychiatre Elsa Cayat, elle tenait la chronique « Divan » ;  le policer à vélo Amed Merabet ; l’agent d’entretien Frédéric Boisseau, l’économiste Bernard Maris.

cabu et les autres...

Valeurs abîmées et œuvres communes anéanties. Cabu était un personnage de mon enfance. Menaces sur menaces, il devait se douter qu’un jour le pire adviendrait et ce jour c’était hier. LE 7 JANVIER 2015…

Yasmina Jaafar

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