CLARA LUCIANI VUE PAR BENJAMIN MONTEL DANS « JUMP », LA NOUVELLE COLLECTION DOCUMENTAIRE INTIMISTE DE FRANCE TV SLASH. RENCONTRE :

YASMINA JAAFAR
LA RUCHE MEDIA

Qu’est-ce que « Jump » sur France Tv Slash ?

JUMP c’est une collection de films documentaires. Mais c’est surtout un voyage au cœur d’une jeunesse bouillonnante qui croit en ses rêves même les plus fous ! Aussi, j’ai imaginé cette série avec Manuel Herrero (mon producteur), Antonio Grigolini et Charlène Gourmand (FTV SLASH), comme une photographie de génération. L’idée, en filigrane, c’était de répondre à une question : C’est quoi avoir 20 ans en 2020 ? 

Comment s’est fait le choix de Clara Luciani ?

J’aimais beaucoup ses premiers morceaux et son univers. Je la trouvais intelligente, forte et surtout furieusement de son époque. Puis son regard sur le féminisme était très intéressant. Quand on a décidé de faire le documentaire avec elle, le projet était assez confidentiel. On est allé la voir à Strasbourg, elle jouait dans une petite salle. On a commencé à tourner et le projet s’est transformé sous nos yeux : il est devenu énorme. Depuis elle a gagné deux Victoires de la musique ! 

Je pense à l’écriture de 24h la série quand je regarde votre épisode 1. Est-ce pour donner le sentiment d’être au plus près de l’artiste, de son quotidien, de son intime ?

On voulait donner une « urgence » à notre récit. Le fil rouge autour de son premier Olympia s’est imposé à nous assez vite. Et ça nous permettait de faire des « décrochés » vers d’autres thématiques : La tournée, le vertige de devenir une star, son intimité, etc…

Clara Luciani parle sans crainte mais avec pudeur de ses doutes : « J’ai peur qu’il y ait un malentendu ». Comment rendre ce sentiment d’un point de vue réalisation… au-delà des mots ? Type de caméra ? Méthode de travail ?

On voulait une réalisation qui ressemble à Clara avec une écriture charnelle et sensible. Sur le « filmage » on a favorisé des plans très serrés, très proches d’elle. Aussi, nous avons adapté le montage aux thématiques abordées. Par exemple, quand Clara nous parle de la fièvre de la tournée et de ses joies, les plans sont très courts et très rythmés. En revanche, quand Clara nous évoque ses doutes et ses peurs, les plans sont très long et très calmes.

Pas de voix off, que des images de Clara au travail, sur scène, dans son intimité. Vous a-t-il fallu beaucoup d’heures de tournage et de rushs pour rendre compte de la réalité ?

J’avais le film parfaitement en tête, je n’ai pas eu besoin de beaucoup tourner. En huit mois, nous avons tourné une grosse dizaine de jours. 

Vous prouvez avec ce premier épisode que les styles de réalisation peuvent s’emboîter. Vous tenez à votre liberté narrative ? Pas de code ? 

Oui, nous avons essayé, avec mon Co-réalisateur Antonin Boutinard Rouelle, de développer une nouvelle écriture. En mêlant habilement des séquences, des interviews et des moments avec des codes plus fictionnels. Sur internet, je trouve la réalisation de certains docs parfois un peu paresseuse. Certains pourraient être des podcast. C’était important de ne pas tomber dans ce travers-là. 

Existe-t-il une différence à créer pour le web c’est-à-dire France Tv Slash ou pour la télévision ?

France Tv Slash nous laisse une grande liberté éditoriale. Ils sont évidemment très exigeants, avec une ligne éditoriale très claire, mais ils attendent aussi des réalisateurs une grande créativité artistique. 

Comment s’est passée votre rencontre avec France Tv Slash ?

En 2018, j’ai réalisé la première série documentaire de France TV Slash. C’était PUTAIN DE NANAS. Antonio Grigolini, le responsable de la chaine nous avait donné toute sa confiance et je crois qu’on a fait une « Putain » de série . C’était une expérience extraordinaire ! Et fondatrice pour mon travail !  Je suis hyper admiratif de ce qu’ils font. Ils réussissent parfaitement à occuper un espace qui était complètement laissé à l’abandon par la Télévision : les jeunes adultes. Et surtout, ils s’engagent sur de vrais programmes, contrairement à d’autres « acteurs » du web qui se contentent de petites vidéos virales en restant trop souvent à l’écume des choses ! 

Préparez-vous un prochain Jump ? Si oui, avec quel artiste ?

Oui ! Jump est une collection de 4 films. Le prochain est sur la rappeuse CHILLA. On est en train de le terminer, ça va être top ! 

BENJAMIN MONTEL, RÉALISATEUR-PRODUCTEUR CAPA

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