Acteurs « JT-able », Acteurs « Arthurisables »…

Un peu de vocabulaire pour commencer cette journée ! Voilà, deux nouveaux mots pour désigner les acteurs et actrices sur les lesquels il faut miser. Quand je dis « il », je veux parler des distributeurs de cinéma. Ces professionnels, qui se trouvent en bout de chaîne de la fabrication d’un film, sont face à des dépenses rocambolesques pour assurer la tournée promotionnelle d’acteurs qui ont, parfois, perdu le sens des réalités. Confort, luxe, coiffure, déplacements, restauration 3 étoiles… tous ces frais d’édition et de promotion prennent vite quelques zéros supplémentaires.

 Alors, que faire ?

Attirer les chaînes de télévision ! D’autant qu’elles sont pour beaucoup dans le financement d’un film et comptent aussi sur les audiences de la diffusion télé. Un pouvoir qui leur permet un droit de regard sur le casting. Les acteurs sont donc obligés de se montrer drôles, « bons clients », sympas, dotés d’une répartie à toutes épreuves. En plus, bien évidement, d’être beaux, intelligents, en forme, charismatiques… bref, surdoués.

Une dérive qui nuit lamentablement au processus normal de la création d’un film. Choisir un acteur parce qu’il est certain de s’asseoir sur le canapé rouge de l’irremplaçable Michel Drucker, ou le siège bleu de Laurent Ruquier. Ne pouvoir faire son métier que si l’invitation de David Pujadas, ou celle de Michel Denisot est déjà sur les bureaux des agents des stars, illustre une mutation peu reluisante de ce corps de métier.

Nous allons nous retrouver avec les mêmes acteurs dans tous les longs métrages. Joey Star, Mathilde Seigner, Gad Elmaleh, Jean Dujardin… sont excellents ! C’est une évidence mais d’autres risquent de ne jamais pouvoir nous montrer l’étendue de leur talent.

Sur les contrats français est indiqué : « doit faire tous les efforts… ». La promotion des films n’est pas contractualisée en France contrairement aux États-Unis. Les américains se montrent comédiens jusqu’au bout : le clap de fin n’existe que le jour de la sortie du film et encore.

Alors, nombreux sont ceux qui ne veulent pas être comprimer par la machine médiatique et répondre à toutes les blagues ou attaques des animateurs télé.

Ce phénomène prend une ampleur à ce point significative qu’elle fait naître des carrières avortées. Dommage !

Peut-être faut-il revoir le système de promotion des films dans ce pays ? Pour ne pas être contraint d’être une star des plateaux TV avant de devenir acteur de cinéma…

YJ

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