OH BOY, LA PERLE BERLINOISE

Oh boy est en salle depuis hier. Tout commence par une magnifique musique jazzy. Un lit avec une fille dedans et un jeune homme prêt à foutre le camp avant… La suite c’est 24h de déambulation poétique dans un Berlin en noir et blanc. Ça détonne et ça marche. Un noir et blanc qui pourtant insinue une modernité époustouflante. Le contraste qui réside entre l’excellente bande son – je répète jazzy – et la couleur de The Artist laisse le spectateur sans voix. S’ajoute à cela la subtilité des plans et des situations.

Oh boy de Jan Ole Gerster avec Tom Schilling, Friederike Kempter, c’est un trentenaire paumé. C’est aussi une suite de fous drôles et jamais mélancoliques… Oh boy c’est une promenade parfois amère aux confins de la nature humaine. Traversée dans la vie d’un jeune homme un peu looser, un peu beau gosse mais tellement instable. Il subit un père golfeur et riche navré de la dérive de son fils, un pote comédien raté, une ex-lycéenne traumatisée par ses kilos de jeunesse, un metteur en scène de théâtre agressif et frustré…
Bref… Une suite de personnage plus étranges les uns que les autres. Un entourage douteux qui laisse perplexe. La question qui obsède Niko est : Qui est fou ? Moi ou les autres. A-t-on la vie qu on mérite ?

La construction est telle qu’à chaque nouveau venu dans la trame narrative on se plait à chercher par avance les élucubrations possibles ! Un jeu de piste qui rappelle « qui est-ce » ou « chercher Charlie. »
Une expédition bourrée de charme qui permet de penser aisément que le film « Le passé » de Asghar Farhadi, si injustement porté aux nues n’est pas le film de l’année.

Seul défaut : C’est trop court.

Yasmina Jaafar

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