LE VOILE ET LE COMBAT DES FEMMES DE RIYAD VUS PAR CLARENCE RODRIGUEZ

06 Avr 2015
LE VOILE ET LE COMBAT DES FEMMES DE RIYAD VUS PAR CLARENCE RODRIGUEZ

Clarence Rodriguez est journaliste et correspondante à Riyad. Elle a rencontré ces femmes voilées qui  ne s’avouent pas vaincues. Des témoignages poignants pour une liberté espérée.

Rencontre :

Depuis combien de temps êtes-vous installée à Riyad ?

Le 12 août 2015, cela fera 10 ans ! Je suis arrivée 10 jours après la montée du Roi Abdallah sur le trône. Pour plaisanter je dis que je suis arrivée en même temps que lui. Nous sommes surtout arrivés juste après les vagues d’attentats qui avaient ensanglantées le Royaume, entre 2003 et 2006. Une ambiance délétère. C’est pour des raisons sécuritaires que nous avons vécu dans un « Compound », une résidence « dorée » pour expat’ de toutes nationalités. Mes enfants étaient très jeunes 4 ans et demi et 2 ans. Après 6 ans de vie en promiscuité, nous avons opté pour un semblant de « liberté » dans une maison située dans le centre-ville, tout près du Palais du Roi Abdallah. Tout près du Ministère de la Garde Nationale.

De France, on a l’impression que rien ne bouge. Sentez-vous malgré tout une évolution des mentalités ?

Vu de France ou d’ailleurs, on a en effet l’impression que rien ne bouge. Parce qu’à chaque fois que l’on évoque l’Arabie Saoudite, on traite une facette de ce pays conservateur sous l’angle faits divers négatif. Oui, c’est vrai, les exécutions sont en hausse, c’est vrai aussi que les droits de l’Homme (hommes/femmes) sont bafoués… Mais je constate qu’en dix ans, des choses ont évolué. Je pense à toutes ces femmes qui peuvent désormais travailler comme caissières, vendeuses, femmes d’affaires, ingénieures, directrices de marketing, chef de chantier, chercheuses… Il y a encore quatre ans, on les retrouvait dans l’enseignement ou le médical. C’est grâce à feu Roi Abdallah qui a toujours voulu intégrer les femmes dans la vie active. C’est important de travailler pour ces femmes. Cela leur permet de sortir de chez elles et d’avoir une petite vie sociale même si elles doivent obtenir l’autorisation de leur tuteur (père, mari, fils pour les veuves, ou autres membres masculins de la famille). Et même si elles ne conduisent toujours pas pour se rendre sur le lieu de leur travail… les mentalités évoluent à « pas comptés ». Un rythme qui n’a évidemment rien à voir avec celui des occidentaux. La majorité des saoudiens est conservatrice, engluée dans les traditions et la culture. Ce sont ces principes ancestraux qui empêchent la frange des « progressistes » d’évoluer à la vitesse du 21è siècle. Si l’Arabie Saoudite est le seul pays au monde où la conduite des femmes est interdite, c’est en partie à cause de ces mêmes conservateurs. Mais ils seront obligés d’accepter. Pour le travail des femmes ce fut la même cinglante opposition. Pendant très longtemps elles n’avaient pas le droit de travailler (ou rares étaient celles qui tentaient l’aventure dans le médical ou l’enseignement) et en 3/4 ans, on le voit très bien : elles s’imposent discrètement, en silence dans tous les secteurs. Une réalité !

LAURA TROMPETTE OU LE « DESIR SANS ETIQUETTE »

01 Avr 2015
LAURA TROMPETTE OU LE "DESIR SANS ETIQUETTE"

Laura Trompette publie demain 2 avril « Ladies’ Taste ». La première partie d’une trilogie qui aborde avec inventivité le sexe, l’érotisme et l’amour sans conformité. Au nom de la liberté d’aimer, l’auteure -aussi responsable du marketing digital pour une société de conseil- nous propose un roman décapant et d’actualité.

Rencontre :

Ladies’ Taste est votre premier roman et le début d’une trilogie. Un véritable défi pour une première parution ?

C’est vrai, cela peut sembler un peu ambitieux… Mais je n’étais pas prête à quitter mes héroïnes après les 350 premières pages de  Ladies’ Taste ! Crystal et Eléonore font partie de mon quotidien depuis un moment maintenant et le jour où je mettrai un point final à leurs histoires sera nécessairement un peu douloureux.

La littérature érotique est souvent plate. Quelles ont été vos inspirations et astuces pour justement ne pas tomber dans le cliché qui entoure le genre ?

J’ai toujours aimé aborder le thème de la sexualité, sous toutes ses déclinaisons. J’ai lu des livres terriblement excitants bien avant l’avènement de la new romance, du youngadult et du mommyporn. J’avais personnellement envie de faire parler deux femmes, différentes et complémentaires, et de fouiller leurs désirs, leur psychologie et leur quotidien.

ADILE FARQUANE : UNE VOIX POSITIVE SUR MOUV’ RADIO

24 Mar 2015
ADILE FARQUANE : UNE VOIX POSITIVE SUR MOUV' RADIO

Adile Farquane, journaliste et animateur, débarque sur Mouv’Radio pour mettre en lumière l’optimisme et le positivisme dans l’émission « Mouv’ Express ». « Les engagés », titre de la chronique quotidienne de 13h15 à 13h30, apporte un regard différent sur les préoccupations de la jeunesse française et internationale.

Rencontre :

Comment a démarré cette aventure ?

Je connais depuis longtemps Bruno Laforestrie et notre envvie première est de cibler les désirs de la jeunesse des quartiers populaires. Quand j’ai appris sa nomination à la tête de Mouv’Radio, qui a désormais une ligne éditoriale autour du lien social et du « vivre ensemble », j’ai eu envie de m’inscrire dans cette dynamique et me positionner dans les toutes formes de mobilisations de la jeunesse française et mondiale. Par exemple comment les jeunes africains contrent Boko Haram ? Comment faire un film sur la citoyenneté en auto-prod ou par un système participatif ? Comment pousser les jeunes à aller voter ?… C’est ces engagements citoyens qui me parlent.

Que veut dire « engagement » pour vous ?

C’est apporter une contribution et faire avancer cette société en pleine mutation. Je suis journaliste et j’envisage mon métier par le biais d’un journalisme engagé et citoyen même si la pratique de la profession reste identique… je mets les pieds dans le plat !

L’HANDISPENSABLE : LE MAGAZINE QUI PARLE DE L’HANDICAP AUTREMENT. BENJAMIN LOCHNER EXPLIQUE :

17 Mar 2015
L'HANDISPENSABLE : LE MAGAZINE QUI PARLE DE L'HANDICAP AUTREMENT. BENJAMIN LOCHNER EXPLIQUE :

L’Handispensable est La revue qui traite des questions du handicap avec humour et recul. Benjamin Lochner, le responsable du développement, nous informe sur la nécessité de ce magazine pour que le regard social change…

Qu’est-ce que L’Handispensable ?

« L’Handispensable le Mag » est un nouveau magazine, joyeux, divertissant, orienté vers le monde du handicap, qu’il soit moteur ou psychique, sans pour autant tomber dans le misérabilisme, la pathologie et la tristesse. Il est le fruit de la synergie de nos humeurs et de nos humours, autant vous dire qu’à la rédaction nous plaisantons énormément ! Nous traitons également des sujets qui n’ont rien à voir avec le handicap et qui permettent de faire le lien entre les « valides » et les « invalides ». Le support est né de la volonté de ces membres à faire évoluer les mentalités sur le handicap, d’apporter un nouveau souffle à ce qui se fait aujourd’hui dans la presse écrite en mettant en avant toutes les belles actions, aventures incroyables et personnes qui se livrent à des combats au quotidien et ainsi détruire les préjugés. Nous traitons les thématiques actuelles et généralistes telles que le sport, la mode, la culture, les portraits, les voyages, la gastronomie et bien d’autres encore. Nous sommes de bons vivants, c’est pourquoi ce sont ces sujets qui nous tiennent à cœur ! En fait, ce sont les rubriques que l’on apprécie tous retrouver dans un magazine dit « classique ». Pourquoi faire moins bien lorsque l’on parle de handicap ? Pourquoi n’aurait-on pas le plaisir d’avoir un support agréable et de qualité qui ose faire la différence ? Ceci a eu pour résultat de compter une part non négligeable de notre lectorat qui n’est pas en situation de handicap mais qui y est simplement sensibilisé. Nous sommes une équipe très soudée. Elle est composée de Georges Grard, le directeur de la publication et créateur de la bande dessinée « La Bande à Ed » ; Léopold Grard, son fils, le rédacteur en chef ; Patfawl, notre dessinateur satirique et moi-même Benjamin Lochner, le responsable du développement et des partenariats. Nous ne sommes pas militants mais très engagés à contribuer au changement de la vision que l’on peut avoir sur le handicap.

NAJAT VALLAUD-BELKACEM, RACHIDA DATI, MERIEM CHADID OU ENCORE SAMIA GHALI… CES FEMMES ARABES QUI ONT REUSSI RACONTENT LEUR PARCOURS A CLAIRE CHAMPENOIS

26 Fév 2015
NAJAT VALLAUD-BELKACEM, RACHIDA DATI, MERIEM CHADID OU ENCORE SAMIA GHALI... CES FEMMES ARABES QUI ONT REUSSI RACONTENT LEUR PARCOURS A CLAIRE CHAMPENOIS

Najat Vallaud-Belkacem (ministre), Rachida Dati (maire et députée européenne), Amel Brahim-Djelloul (soprano), Samia Ghali (sénatrice maire), Meriem Chadid (astronome), Zahia Ziouani (chef d’orchestre)… et 10 autres femmes issues du monde arabe ont su faire leur place en France. A l’heure où une actualité forte assombrit les esprits et pousse à revoir notre façon de voir l’immigré, la laïcité, l’Autre… la journaliste Claire Champenois a récolté le témoignage de celles qui souhaitent dire leur passion, leur courage et leur ambition à ceux qui doutent ainsi qu’à ceux qui hésitent…

Rencontre :

Que veut dire « Réussir » selon vous ?

Réussir c’est pour moi réussir sa vie, c’est-à-dire devenir ce que l’on rêvait d’être. Devenir soi-même. Pour ces 17 femmes de Libres insoumises et audacieuses, qui sont victimes d’une évidente ségrégation (je ne parlerai pas d’apartheid comme l’a affirmé le premier Ministre Manuel Vals), réussir est une résilience qui leur a permis de s’épanouir, de se réaliser et d’être heureuse. Pour les 17 femmes que j’ai choisies, cette réussite là s’est accompagnée d’une réussite sociale.

La phrase « Quand on veut, on peut » est reprise dans votre livre. La volonté suffit-elle ? Ou la souffrance et la culpabilité -pensée chère à Paul Ricoeur- jouent-elles un rôle dans la réussite et la capacité ?

Il faut travailler et travailler davantage. La volonté d’y arriver (« quand on veut on peut ») est fondamentale. La souffrance est également un moteur. Au travers de ces 17 portraits, je n’ai relevé aucune culpabilité. De quoi seraient-elles coupables ?

Pensez-vous qu’il faille de plus en plus de livres comme Femmes insoumises… pour éveiller les mentalités surtout après le 7 janvier 2015 ?

Sans aucun doute, pour mieux connaître l’autre, fuir les clichés … et s’apercevoir que le multiculturel est une richesse pour notre pays. Le parcours exemplaire de ces femmes préfigurent le monde de demain.