NIKOS ALIAGAS SE CONFIE A LA RUCHE MEDIA A QUELQUES HEURES DE LA FINALE DE THE VOICE !

18 Mai 2013
NIKOS ALIAGAS SE CONFIE A LA RUCHE MEDIA A QUELQUES HEURES DE LA FINALE DE THE VOICE !

Nikos Aliagas est l’animateur Star de toutes émissions de variété qui se respectent depuis 2001. Mais il n’est pas que ça, bien au contraire. Ce présentateur vedette de « The Voice« , du magazine « 50 minutes inside » et d’ »Après le 20 heures c’est Canteloup«  a d’abord été présentateur de JT en France sur TMC puis en Grèce comme sur Alter TV. Nikos est un journaliste complet. Un homme aux facettes presque infinies… que la gloire n’a pas changé. La culture, le chant, le cinéma, l’écriture et les talks ne font pas peur à celui que l’on connait pour son vif intérêt pour les réseaux sociaux et internet. Il était évident que La Ruche Média.com ait souhaité le rencontrer si près de la grande finale de « The Voice » sur TF1 ce soir.

A quelques jours de la finale de The Voice, quel est votre bilan de cette saison 2 ?

Une saison intense de part la qualité des talents. Le niveau est encore monté cette saison artistiquement parlant, ce qui a rendu aussi les choses plus difficiles. Le niveau est haut, les voix vraiment belles, on s’attache au fil des semaines aux talents, et à la fin il ne reste qu’une voix : The Voice. Seize semaines qui ont occupé les samedis soirs de millions de Français qui nous ont fait confiance. On est déjà dans les préparatifs de la saison 3 puisque le casting est lancé…

2013 marque le retour en fanfare des émissions de télé-crochet. Quel est votre regard sur ce nouvel engouement des chaînes ?

Lorsque nous avons lancé The Voice avec les gens de la production de chez Shine et mes patrons à TF1 on nous disait « mais vous êtes fous ? Ça ne marche plus les émissions de talents, réveillez-vous … ». La vérité est qu’on ne sait jamais quand une émission marche et quand elle intéresse vraiment les gens. Mais notre démarche était sincère et nous avons beaucoup travaillé pour éviter les écueils du passé… Donc, il n’y a pas de règle, il y a des modes. Mais il ne faut pas être à la mode, il faut être moderne et partager des valeurs positives avec le public. The Voice ne vend pas du rêve, elle le partage !

C’est la mode « des bandes » à la télé. Aimeriez-vous avoir la votre ?

Ma bande ce sont mes rencontres en 25 ans de métier, dont 20 à la télévision… Ma bande, ça pourrait être les gens qui m’ont fait confiance depuis mes débuts, Pierre Kemner, Gérard Decq, Michel Thoulouze, Etienne Mougeotte, Christine Bravo, Nonce Paolini aujourd’hui… La fidélité est importante pour moi, le seul vecteur où il n’y a pas d’entre deux eaux… où il n’y a pas de « si ». J’ai travaillé en bande sur le 6-9 avec Moustapha El Atrassi, Florian Gazan, Karine Ferri

13 ans à TF1, est-ce un exploit ?

pho na1
On est tous de passage, moi le premier. 13 ans c’est d’abord beaucoup de travail et d’investissement personnel. 13 ans de remise en question aussi, constructive certes, mais remise en question pour ne pas croire un beau matin que tout est acquis… À la télévision, il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de vedette, il n’y a que des techniciens. Des intermédiaires… des artisans de l’info et du divertissement. Je n’ai jamais été pistonné par personne, mais TF1 m’a fait confiance… C’est un travail d’équipe et de longue haleine.

Votre point de vue sur le monde de la télévision est lucide et réaliste. D’où vous vient cette acuité ?

Probablement de mes ancêtres Grecs… Nous ne sommes que des ombres sur les parois d’une caverne comme disait Platon… Tout cela n’est peut-être au fond qu’une illusion….
Photos © TF1 
Yasmina Jaafar
Marie-Laure Lavenir

ALEX BEAUPAIN, LE DELUGE N’AURA PAS LIEU !

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11 Mai 2013
ALEX BEAUPAIN, LE DELUGE N'AURA PAS LIEU !

MUSIQUE. Alex Beaupain sera à l’olympia le 13 mai 2013 pour présenter son dernier Album « Après moi, Le déluge« . La salle mythique lui ouvre les bras alors que rien ne prédestinait ce fils de cheminot et d’institutrice à une carrière de chanteur/compositeur. Et pourtant…. son nouveau titre sent bon la tube. Véritable hommage à la chanson française médodieuse, ancrée dans la tradition de la variété bien orchéstrée.

Après une entrée remarquée avec son premier opus « Le garçon d’honneur » en 2005, Alex Beaupain triomphe aux côtés du réalisateur Christophe Honoré. Il composera les bandes originales du long métrage « Les Biens-aimés » et obtiendra même un César en 2008 pour le film « Les chansons d’amour« . Une musique inspirée de son histoire personnelle.

Le titre « Après moi, le déluge », LE coup de coeur de la Ruche Média à écoutez sans attendre.

LES FÊTES GALANTES D’EMMANUELLE DE BOYSSON

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06 Mai 2013
LES FÊTES GALANTES D'EMMANUELLE DE BOYSSON

LIVRE. Délicieux, aérien, dialogué avec grâce, « Oublier Marquise », le nouveau roman d’Emmanuelle de Boysson est une fête. A travers les amours d’une beauté mal mariée et du peintre Watteau, l’auteur restitue d’une plume alerte l’atmosphère d’un pays, d’une époque, les débuts du XVIIIème siècle français. Sur fond de conspiration, de complot et d’enlèvements, la belle Marquise nous entraîne dans un tourbillon de plaisirs et d’audaces. La romancière s’est confiée à La Ruche Média.

Propos reccueillis par Rita Popoulos / Photo : Francesca Jean

« Oublier Marquise » est le troisième volume de votre saga « Le Temps des femmes3 » Un pan de l’histoire des femmes se dessine à travers ces trois générations d’amoureuses ?

Emmanuelle de Boysson : Mon roman n’a pas pour but de retracer l’évolution des femmes, mais mes héroïnes et des personnalités de ce XVIIe siècle et ce début du XVIIIe siècle dominés par les hommes ont réussi à faire entendre leur voix. Dans « Le salon d’Emilie », une jeune Bretonne monte à Paris pour devenir gouvernante chez les Latour, place Royale. Futée, elle s’introduit dans le salon de la marquise de Rambouillet et dans celui de Melle de Scudéry. On s’amuse beaucoup dans la Chambre bleue de la marquise. On improvise des bouts-rimés, des madrigaux, on se déguise, on fait venir des ours. On joue les premières pièces de Molière ; La Fontaine et La Rochefoucauld lisent leurs écrits. Au-delà des jeux, l’art de la conversation naît dans ces salons tenus par des femmes. Pas si ridicules, les Précieuses se reçoivent dans la ruelle, autour du lit de la maîtresse de maison. Pionnières, elles réforment la langue, croient en l’amitié hommes femmes, refusent de se marier, favorisent les talents. Melle de Scudéry écrit des romans fleuves parus sous pseudo, la marquise de Sévigné, sa Princesse de Clèves. Madame de Longueville et la Grande Mademoiselle sont des amazones de la Fronde : l’une soulève la Normandie, l’autre prend Orléans. La fille d’Emilie, Blanche, est comédienne dans la troupe de Molière. J’évoque les stars de du théâtre : Marquise Du Parc ou la Champmeslé. Blanche est l’amie de La Montespan, l’impétueuse maîtresse du roi, et de madame de Maintenon, créatrice de Saint-Cyr où des jeunes filles nobles désargentées ont droit à un enseignement incroyablement moderne. Dans « Oublier Marquise », la fille de Blanche, s’impose comme un peintre novateur. Elle sera reçue à l’Académie royale de peinture et de sculpture. Au-delà de leur succès, mes trois héroïnes s’avèrent des femmes de caractère. Elles se battent pour la liberté, elles vivent des passions, prennent des risques, affrontent les Grands de ce monde : Louis XIV ou Philippe d’Orléans. Déterminées à être heureuses, à réaliser leurs désirs, elles pourraient être des femmes d’aujourd’hui.

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RENCONTRE AVEC… MARIE-ALDINE GIRARD

02 Mai 2013
RENCONTRE AVEC... MARIE-ALDINE GIRARD

Côté coulisse TV : 5 questions, Une rencontre…

TELEVISION. Après des études de Droit, Sciences Politiques et Sociologie des Médias, Marie-Aldine Girard est Rédactrice en chef de l’émission « Ce soir (ou jamais !)« , présentée par Frédéric Taddeï sur France 2 en deuxième partie de soirée, le vendredi. Elle est aussi auteur avec sa sœur, Anne-Sophie Girard, du livre « La femme parfaite est une connassequi vient de paraître aux éditions J’ai Lu.
Une femme aux multiples facettes donc…

En quoi consiste votre activité à la télévision ? 

Je suis rédactrice en chef d’une émission culturelle, « Ce soir (ou jamais !) » le vendredi soir en deuxième partie de soirée, en direct sur France 2.

Quel a été votre premier job ? Et votre évolution ?

En tant que journaliste pour la télévision, j’ai travaillé pour diverses émissions, mais aussi en développement de programmes. J’ai intégré  « Ce soir (ou jamais !) » à sa création en 2006, pour en devenir la co-rédactrice en chef en 2012.

PATIENCE PRISO, OU LE PARCOURS D’UNE UNE JEUNE REALISATRICE/PRODUCTRICE SANS LANGUE DE BOIS.

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29 Avr 2013
PATIENCE PRISO, OU LE PARCOURS D'UNE UNE JEUNE REALISATRICE/PRODUCTRICE SANS LANGUE DE BOIS.

RENCONTRE. Patience Priso est une réalisatrice et une productrice au tempérament bien trempé. Elle est à la tête de Goodstuff, une société de production de cinéma et d’audiovisuel. La Ruche Média part à la découverte de ceux et celles qui marqueront les prochaines années par leur talent et leur vision. Ici, cette jeune femme d’une trentaine d’années est aussi secrétaire adjointe de la FJPI (Fédération de Jeunes Producteurs Indépendants), Membre du SPAM (collectif de scénaristes) et agit au sein de la Maison des scénaristes. Patience Priso est donc au faite de son époque. Munie de son parcours différent et de son regard acéré sur le monde du cinéma, elle nous parle sans équivoque de ses désirs, ambitions et projets.

Photo : Safia Ibrahim

Quel est votre parcours ?

J’ai fait des études scientifiques, mais j’ai toujours été proche du milieu artistique ! A 20ans, je suis partie étudier à Londres : j’avais déjà une attirance pour l’image et l’écriture. Je me suis dirigée vers des cours de journalisme pour devenir photojournaliste. Puis j’ai réalisé que j’avais des choses à dire, à raconter. Je suis devenue chef opératrice et réalisatrice. Après quelques années dans le clip, en tant qu’assistante production et assistante réalisation, je me suis sentie capable de produire et de réaliser moi-même. J’ai donc créé ma société de production. J’ai beaucoup appris sur l’industrie du cinéma. J’ai complété mes compétences images en formation continue en prise de vue à Louis Lumière puis post-production à la Fonderie de l’image (CNA-CEFAG).

Je ne me destinais pas à faire tout à la fois, mais en connaissant mieux les métiers des autres, on peut discuter avec les équipes techniques et artistiques, et surtout on devient un meilleur producteur : on a une expérience de terrain sur des problématiques concrètes, on maîtrise mieux les coûts et la faisabilité. Au bout de 8 ans, j’ai mis fin à cette aventure pour créer Goodstuff Production.

Et cette nouvelle aventure…?

En 2010, la création du collectif Goodstuff avec mon amie et collègue Apolline Piccadaci, a ravivé mon goût de l’entreprenariat dans  un esprit fun et collectif/participatif. J’ai envisagé tout ça avec plus de simplicité, plus de réseau, de partage et de transmission. J’ai produit  des clips et tourné mon premier court métrage Non Assistance.

Depuis mon réseau s’est élargi, je me suis concentrée sur le développement de projets du catalogue Goodstuff, et des talents qui les composent.

Quel est votre regard sur l’organisation du cinéma en France en 2013 ?

Je pense que le cinéma français a beaucoup d’atouts dans son organisation, des ressources parfois mal exploitées ou mal réparties. Le système est frileux et n’offre pas forcement d’ouvertures aux arrivants. Ça manque de relai et de transparence sur les informations Il y a plein de codes, de règles méconnues des personnes qui n’ont pas de réseau, ni de recommandations.

Les français n’ont pas la culture de l’échec ou du risque comme les anglosaxons. Les décideurs ne se fient plus vraiment à leur intuition, on discute tout, trop et en attendant les projets en souffrent, ils perdent de leur fraîcheur, identité et authenticité à force de vouloir les modeler à un public. Je trouve que le spectateur est souvent méprisé, on insulte son intelligence à comprendre, à accepter les choses.