GERARD DEPARDIEUR ET JOEYSTARR : LES MONSTRES REUNIS DANS « LA MARQUE DES ANGES-MISERERE »

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28 Juin 2013
GERARD DEPARDIEUR ET JOEYSTARR : LES MONSTRES REUNIS DANS "LA MARQUE DES ANGES-MISERERE"

Gérard Depardieu et Joeystarr sont à l’affiche de « La marque des anges-Miserere« . Ce film adapté du roman de Jean-Chrisotphe Grangé et réalisé par le franco-américain Sylvain White (Souviens toi … l’été dernier, 2006) mise sur un duo hors norme. Réunir ces deux acteurs connus pour leurs frasques rocambolesques mais aussi pour leur tempérament de feu semble être la bonne idée de cette année 2013. Et en effet, les studios Pathé ont eu du flair de les marier. Une belle affiche qui donne envie de voir… et on a vu ! 

L’histoire : Lionel Kasdan, un commissaire de la BRI à la retraite rangé des voitures (expression de 1982) n’arrive pas à trouver le repos depuis le décès de sa femme trois ans plutôt et Salek, un jeune flic d’Interpol sur-excité et sous médoc prêt à dégainer à la moindre anicroche. Les compères tentent d’élucider la mort étrange d’un chef de chœur dans sa paroisse. Ils vont d’abord se renifler pour ensuite se serrer les coudes.

JEAN-PIERRE COTTET : AMOUR, MANIPULATIONS ET POUVOIR A LA TELEVISION

24 Juin 2013
JEAN-PIERRE COTTET : AMOUR, MANIPULATIONS ET POUVOIR A LA TELEVISION

Jean-Pierre Cottet, ex-Directeur des Antennes de France 2, France 3 et ex-Directeur Général de France 5, publie « La vie déplorable de Charles Buscarons » (Plon). Aujourd’hui patron de IO Production, il se lance dans l’écriture. Le livre renferme un style clair et des intrigues renseignées. Il est vrai que l’immense parcours audiovisuel de l’écrivain permet de se délecter au coin du feu avec confiance : une histoire d’amour fiévreuse et passionnée entre personnes naviguant dans les plus hautes sphères du pouvoir médiatique. Interview franche et sincère.

Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire votre premier roman sur l’univers de la télévision?

Ce n’est pas un roman « sur » l’univers de la télévision. J’ai voulu écrire une histoire qui traite de trois thèmes qui tournent dans ma tête : la passion amoureuse, les mécanismes hasardeux du pouvoir et enfin la recherche de la « vraie » vie. J’ai choisi l’univers de la télévision pour développer mon récit, parce que je le connais dans ses recoins les plus obscurs. C’est un des lieux où les rapports humains peuvent devenir violents. Les motivations négatives comme l’appétit de pouvoir, la vanité, la cupidité y prospèrent. Le temps y perd toute densité et les émotions leur sincérité. Je crois que la vie politique est un champ de bataille similaire, mais suivant l’adage qui dit qu’on ne parle bien que de ce qu’on connaît bien, j’ai choisi d’installer mes personnages dans ce monde bouillonnant de l’audiovisuel.

Pourquoi attendre maintenant ?

Une simple question de temps et d’instant. Je ne sais pas écrire avec la tête agitée par de multiples sollicitations. Il me faut du temps et du calme pour vivre avec mes personnages. Pendant quelques mois les conditions ont été réunies. J’admire les gens qui sont capables d’écrire des romans, diriger des journaux, participer à la vie mondaine, faire des conférences et participer à des émissions de télévision. Moi je serais déjà mort si je tenais un tel rythme et en plus je n’aime pas la vie mondaine. Je n’ai pas l’énergie et l’ouverture d’esprit qui me permettent de traiter autant d’informations à la fois. Je ne suis pas vif, je suis un besogneux, j’ai besoin de mâcher et remâcher les idées pour y voir clair. Je n’ai pas de fulgurances. Je suis une sorte de cargo, puissant mais lent.

FALCO, LE NOUVEAU SUCCES DE TF1 GRACE A SAGAMORE STEVENIN

21 Juin 2013
FALCO, LE NOUVEAU SUCCES DE TF1 GRACE A SAGAMORE STEVENIN

Falco est le nouveau flic de TF1. Exit Julie Lescaut ou autre Navarro, place nette est faite à ce nouveau héros aux fêlures bien marquées.
L’histoire est simple mais pertinente. Alexandre Falco a 24 ans, marié avec un enfant. Une jolie vie… A la suite d’une opération de police, il va être abattu et vivre 22 ans dans le coma. Il se réveille en 2011 complètement désorienté. Sa femme Carole a refait sa vie avec le légiste, sa fille est devenue avocate, le 11 septembre est passé par les Twin Towers, le 44 eme Président des États-Unis est noir, l’IPhone 4s est sur le marché, Internet est la norme, Le Pen a faillit élire domicile à l’Élysée et l’Euro a enterré le Franc !

Alexandre va devoir se remettre et rattraper son retard. Les méthodes d’enquêtes sont verrouillées par une police scientifique de plus en plus performante. Mais il sera déterminé aussi à retrouver sa vie, sa femme, sa plaque. La série de suspense est une adaptation allemande « Mick Brisgau » (diffusée sur D8) qui se veut plus drôle à l’origine. Il reste ici et là, dans la version française, quelques blaguounettes mais l’univers est plus dense et plus sérieux.

Sagamore Stevenin est LA révélation du programme.

FANNY ARDANT DE RETOUR AU CINEMA

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20 Juin 2013
FANNY ARDANT DE RETOUR AU CINEMA

Fanny Ardant est Caroline dans « Les beaux jours » de Marion Vernoux. Une adaptation du livre de Fanny Chesnel – Une jeune fille aux cheveux blancs (Albin Michel).

C’est agréable de retrouver une Fanny Ardant moins théâtrale, moins dramaturge et plus libre. Dans ce long métrage, elle campe le rôle d’une femme de 60 ans en perte de vitesse, touchée par l’arrêt récent de son métier de dentiste et endeuillée par la perte de sa meilleure amie. Ses filles réagissent et lui offrent un « pack découverte » en la flanquant dans « une maison de retraite » qui porte bien son nom « Les beaux jours« . Le but, la revigorer par le biais d’activités diverses pour petits vieux à la dérive ! Et c’est ce qu’elle va faire confortablement installée dans les bras d’un jeune trentenaire un peu looser prénommé Julien, le prof d’informatique.

Une histoire d’amour va alors débuter. Elle sera simple, parsemée de phrases parfois lapidaires assénées par une actrice principale de 64 ans qui joue sans tabou la liberté et les sentiments. Marion Vernoux a voulu mettre l’accent sur l’âge et ses faiblesses, sur la vieillesse et ses petites contrariétés, le temps qui passe, une vie à la longue sans surprise, l’ennui… Mais aussi et surtout l’amour à 60 ans. Le stade « couguar » est largement dépassé et ça n’est pas le sujet. La réalisatrice, fille d’une directrice de casting et d’un décorateur de théâtre, filme les corps dans leur vérité : pas de jeux de lumière pour cacher une ride ici ou là.

C’est cette liberté là que l’on apprécie dans ce film qui pourrait, sans la présence incroyable de la grande Ardant, paraître insipide. L’actrice y met du sien et est encouragée par une tripotée de bons acteurs : Patrick Chesnais, Laurent Lafitte (de la Comédie Française) ou encore Jean-François Stévenin. Bémol : la scène de fin, insistante sur la volonté de montrer une vieillesse qui s’assume, est de trop…

Yasmina Jaafar

©Le Pacte

LAURENCE LASCARY RECUE PAR FRANCOIS HOLLANDE : UNE AMBITION A TOUTE EPREUVE, UNE PRODUCTRICE DE DEFIS

17 Juin 2013
LAURENCE LASCARY RECUE PAR FRANCOIS HOLLANDE : UNE AMBITION A TOUTE EPREUVE, UNE PRODUCTRICE DE DEFIS

Laurence Lascary vient d’être reçue par le président François Hollande dans le cadre d’une réflexion sur les banlieues. Cette jeune productrice est la fondatrice de DACP – De l’autre côté du périph. Sa société au nom bien trouvé et évocateur créait des programmes pour la télévision, le web et le cinéma. Le 20 juin 2013, Laurence Lascary sera à Aubervilliers pour la 3ème édition de la Journée des Jeunes Producteurs Indépendants (JJPI) qu’elle a décidé de mettre sur pieds en 2010. Une volonté forte de rassembler les différents acteurs de l’audiovisuel autour de deux journées de rencontres propices aux développements de projets. Une façon concrète de peser sur les décisions des décideurs. Un évènement professionnel à suivre de près.

Par Yasmina Jaafar / Photos : Patience Priso

Comment est né DACP ?

Au départ, je suis juste une jeune fille qui rêve de bosser dans les médias mais qui choisit finalement des études « conventionnelles » pour assurer son avenir ! Je passe un DUT techniques de commercialisation puis un mastère en science de gestion, tout en bossant chez France Télécom. Je poursuis à la Sorbonne et à l’INA un mastère en marketing et distribution dans l’industrie audiovisuelle. Mon premier (vrai) job, c’est à  Studio Canal où j’apprends la vente de films à l’international pendant 2 ans. La plus belle des opportunités a été d’aller à New York pendant 1 an, en 2007. Je travaillais pour Unifrance où j’organisais des déjeuners de presse et événements professionnels. Et le déclic est venu à ce moment : si, à New York, sans réseau, j’arrive à en construire un en moins de six mois, pourquoi ne le ferais-je pas dans mon pays ? Je suis rentrée et j’ai monté DACP en 2008. Mais si j’ai un message à passer, c’est qu’ici ou aux USA, c’est très difficile d’entreprendre. Il faut être déterminé et prendre des coups avec souplesses. Les barrières sont nombreuses. Il faut en être conscient.

Pourquoi ne pas avoir crée aux USA ? N’est ce pas plus facile de réussir là-bas dans un capitalisme assumé…?

Aux États-Unis, c’est vrai que tout parait plus simple… À New York les gens sont prêts à agir tout le temps, toutes les personnes que j’ai croisées avaient un projet. Si on veut réussir, on trouve les outils pour y arriver. Mais c’est dans mon pays que j’avais envie de créer et de faire évoluer les choses. DACP produit des programmes avec des populations sous-représentées à l’écran.