
Dans Les Amants du Vercors, Jessica Nelson plonge dans les heures sombres de l’Occupation et fait du Vercors le théâtre d’une histoire d’amour, de résistance et de choix. Entre la grande Histoire et les destins intimes, la romancière explore ce que la guerre bouleverse, mais aussi ce qu’elle révèle des êtres. Rencontre avec une auteure qui interroge, derrière l’Histoire, la part de liberté et de courage de chacun.
C’est une région que je connais bien, j’y ai grandi, et j’ai été autant fascinée que façonnée par ses paysages grandioses et l’histoire tragique qui s’y est déroulée. Aller dans le Vercors aujourd’hui, c’est la promesse de découvrir des sentiers enchanteurs mais aussi de vibrer à l’unisson du courage et de l’héroïsme des femmes et des hommes qui s’y sont battus. Le Vercors est un personnage autant qu’un cadre. Il vit, il palpite, il possède encore ses secrets… Je voulais lui rendre hommage.
Leur enfance correspond au temps de l’innocence, celui de l’avant-guerre. La folie meurtrière qui s’empare du monde entre 1939 et 1945 crée un contraste fort, et fait d’autant ressortir la beauté de la paix et la beauté des engagements humains pour la maintenir ou y revenir. Ces trois personnages sont de jeunes adultes lorsque la guerre éclate : ils n’hésitent pas à prendre les armes à leur disposition pour se battre pour la France, pour leurs idéaux.
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Tout s’est tressé très naturellement, au cours de l’écriture : je voulais dessiner l’amitié et l’amour dans un contexte tragique, écrire une aventure intime inscrite dans le cadre d’une épreuve collective. Je me suis beaucoup documentée, pendant deux ans, car je voulais respecter être très rigoureuse sur le plan historique. Lorsque je me suis sentie suffisamment solide, j’ai lâché la bride à mon imagination…
Il me semblait que la résistance dans le Vercors n’était pas un sujet forcément très connu du grand public, et que raconter une histoire d’amour et de bravoure, permettrait de susciter de l’émotion, de l’empathie, voire cette curiosité du cœur qui peut vous amener à creuser un sujet. J’ai moi-même énormément appris lors de la phase de recherches et de documentation.
Qu’il faut avoir foi en l’avenir, même s’il paraît sombre, et chercher à devenir, chaque jour, un peu meilleur que la veille.
