JEAN MORZADEC… ET MAINTENANT IL CHANTE !

Puisque que les temps sont durs et que «nous vivons dans l’attente de lendemains sereins», Jean Morzadec nous invite à « tenir bon et penser à l’amour ». Lyriques et romantiques, les superbes chansons qui composent son spectacle « Le fleuve tendre » nous plongent dans une douce rêverie. Rien ne semblait prédestiner l’ex directeur des programmes de France Inter, aujourd’hui le fondateur du site  « Le choix des libraires » à monter sur scène. C’est pourtant dans la cave du charmant petit théâtre de Nesle qu’il se produit actuellement. Il nous raconte son étonnant parcours.

Propos recueillis par Claire Julliard/ Photo : Olek Yaromova

Qu’est-ce qui vous a poussé à passer des coulisses de la radio et du web à la scène ?

C’est la cinéaste Olek Yaromova qui m’a soudainement dit, lors d’un déjeuner à l’Amourette (Montreuil) : « Tes chansons sont belles et tu les chantes bien, monte sur scène et interprète-les ! » Puis Olek ajoute : « Si tu veux, je mets en scène ton spectacle et je le filme ». Incroyable aventure pour un type de l’ombre et des coulisses… Ensuite tout s’est enchaîné magnifiquement, par exemple la rencontre avec les musiciens, le pianiste Alceo Passeo et la violoncelliste Chloé Boyaud. Puis Thierry Barbier, patron polytechnicien de l’agence Amak, et passionné par les éclairages au théâtre, a proposé de prendre en main les éclairages du spectacle. Je dois être le seul chanteur au monde à travailler avec un éclairagiste polytechnicien…    

Cela fait longtemps que vous écrivez et composez ? Quels sont vos modèles en ce domaine ?

Mon rêve secret a toujours été d’écrire des chansons populaires qui rencontreraient si possible le public. Mais quand je travaillais à France Inter, je n’ai jamais vraiment eu la force de faire entendre mes chansons à de vrais chanteurs ou de vraies chanteuses tant admirées (car je me sentais écrasé par la beauté des chansons d’Alain Souchon, Julien Clerc et ne parlons pas de Barbara…). Il a fallu que je quitte Radio France pour oser enfin présenter mes « créations ».

Parlez- nous d’ Alceo Passeo, responsable des superbes arrangements de vos textes ?

Alceo Passeo (piano) et Chloé Boyaud (violoncelle) sont deux jeunes musiciens épatants de talent et de générosité. Avec eux je suis sûr qu’au moins le spectacle sera beau, sur le plan musical, même si je cafouille à cause de mon manque d’expérience.  Alceo a pris en main également les arrangements des chansons et c’est un enchantement. Parfois, quand je les écoute, je suis tellement pris par la beauté de la musique que j’oublie de chanter. Alceo, avec humour et générosité, me dit alors « Giovanni, ce sont tes chansons, n’oublie pas de chanter ! » 

Alceo vient d’une famille de mineurs en Sicile. Très jeune il a découvert sa passion pour le piano. L’immense pianiste italien Aldo Ciccolini, après avoir entendu parler des qualités artistiques d’Alceo, lui a offert des cours pendant des années ! Alceo Passeo compose également de belles musiques de films (mais il est encore plus timide que moi…). 

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Certaines de vos chansons sont disponibles sur MySpace. Vous recherchez un producteur ?

Oui je serais heureux qu’un producteur de qualité souhaite, un jour, valoriser mes chansons ! Le spectacle de Nesle nous a déjà porté bonheur : Pierre Colombet, premier violon du fabuleux Quatuor Ebène, aime mes chansons et va signer de nouveaux arrangements pour ses préférées (dont « Les arbres dansent »). Un vrai conte de fées !

Réservations : Théâtre de Nesle, Paris 6, du 16 juin au 23 juin, http://www.theatredenesle.com

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