RABAH AIT-HAMADOUCHE, RENCONTRE AVEC UN REPORTER DE TERRAIN PAS COMME LES AUTRES…

Côté coulisses : 5 questions, 1 rencontre…

Rabah Ait-Hamadouche est journaliste pour TF1 depuis 2004. Cet amoureux de l’information générale offre une vision du monde à travers ses commentaires et images rapportées du bout du globe.

La Ruche Média s’intéresse aux métiers de ceux qui fabriquent les médias. Ainsi qu’à leur parcours…

Rencontre :

En quoi consiste votre activité à la télévision ?

Je suis reporter de terrain. Je réalise des reportages, des plateaux de situation et parfois des duplex, essentiellement sur des sujets d’actualité dits de « Hard News ». Je travaille pour les journaux télévisés de TF1 et je fais partie du service Informations générales de la rédaction, aussi appelé le « Pôle News ». A ce titre, nous sommes amenés à traiter beaucoup de sujets très variés : Cela va de la catastrophe naturelle aux crashes aériens en passant par la crise ukrainienne. Mais au quotidien nous traitons régulièrement des faits divers comme la tuerie de Chevaline, les grands procès ou les sujets de société comme les SDF ou les discriminations raciales. Je suis donc très polyvalent. Chaque jour mon travail se révèle différent ce qui implique une polyvalence des compétences.

Quel a été votre premier job ? Et votre évolution ?

Mon premier job dans la profession, outre les innombrables stages que j’ai dû effectuer en entrant dans le métier ?  Je parlerai de mes premiers papiers au journal Le Monde au sein du service politique, sous l’égide de Patrick Jarreau, un chef de service qui savait faire confiance aux jeunes. Ensuite ce fut le lot commun des tous les aspirants journalistes : piges diverses et incontournables CDD. J’ai tour à tour été journaliste au Figaro, à l’Express puis en télévision à l’agence CAPA, Tony Comiti productions, France 3, M6 et TV5 entre autres avant que TF1 ne m’engage en 2004 en tant que journaliste-reporter.

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Quel  type d’émission regardez-vous ? Votre préférée ? Celle que vous évitez ?

Sans flagornerie, je regarde l’émission de Claire Chazal, Reportage et celle d’Harry Roselmack, Sept à huit. Chacun à sa manière développe un ton que je ne retrouve pas ailleurs. Mais j’aime aussi beaucoup les programmes d’Arte, notamment Tracks, Karambolage ou encore Metropolis, le genre documentaire aussi sur France 5 ou National Géographic. J’avoue être par contre plutôt hermétique au genre de la téléréalité trash pratiqué aujourd’hui sur la TNT. 

Combien de temps allouez-vous à votre télé par semaine ?

C’est une activité chronophage. J’essaie vraiment de limiter ma consommation mais je suis comme la majorité des gens, je regarde beaucoup trop le petit écran, même si j’arrive encore à trouver  du temps pour la lecture, qui reste mon loisir favori. 

Pourquoi l’univers cathodique vous attire-t-il ? Que représente pour vous l’outil télévisuel en 2014 ?


C’est le médium phare de l’époque. Et pour une raison très simple : La TV permet de parler au plus grand nombre d’individus en un minimum de temps. C’est un média qui se veut aujourd’hui divertissant mais quand il est bien utilisé il peut remplir sa vieille mission originelle : instruire. Même si Internet prend de l’ampleur un peu plus chaque jour, le media télévisuel garde tout son  pouvoir de fascination. Pour moi qui viens de la presse écrite, je vois tous les jours la différence. L’impact, comme l’audience du JT de TF1 est à ce titre  incomparable.

Yasmina Jaafar

Photo : TF1

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