DIDIER MAISTO : « POUR RESISTER DANS LES MEDIAS, IL FAUT DIRE LES CHOSES ET ETRE RENSEIGNE »

13 Juil 2016
DIDIER MAISTO : "POUR RESISTER DANS LES MEDIAS, IL FAUT DIRE LES CHOSES ET ETRE RENSEIGNE"

Didier Maïsto dirige Sud Radio et publie « Hé oh, on est chez nous ! », titre énigmatique qui enferme une enquête sur les systèmes d’attribution des canaux TNT par le CSA. La suite de « TNT, un scandale d’Etat ». Est-ce l’ouvrage d’un homme vexé ?

Dessins de Lefred Thouron

Réponse :

Vous semblez avoir une passion pour les médias. Du moins leur compréhension. Comment cela a-t-il commencé ?

Oui, il faut bien commencer (rire). Donc, j’ai fait une filière littéraire hypokhâgne, une Maîtrise de lettre puis une Licence de droit, mais au-delà du parcours universitaire, j’ai toujours aimé écrire. Je m’occupais des journaux et de leur confection à l’école. Et à l’explosion des radios libres en 81, je travaillais, par le biais de mon groupe de music Albatros à Toulon, pour 89FM. Mes émissions étaient de nuit et musicales. Enfin, mes années Figaro ont débutées par un stage.

Avez-vous rencontré des difficultés ou pouvons-nous dire que c’était plus simple avant ?

PASCAL BONITZER NOUS TROUBLE AVEC « TOUT DE SUITE, MAINTENANT » ! LE film coup de cœur laruchemedia.com

11 Juil 2016
PASCAL BONITZER NOUS TROUBLE AVEC "TOUT DE SUITE, MAINTENANT" ! LE film coup de cœur laruchemedia.com

Pascal Bonitzer vient de faire mouche avec son dernier long métrage très écrit « Tout de suite, maintenant ». Le pitch ? Une ambitieuse découvre le passé de son père… mais il s’agit surtout d’un film poétique sur les relations humaines, le mystère, le souvenir, le mépris et l’honneur perdu. Le film est en salle et notre coup de cœur est tel que nous profitons de quelques autres mercredis futurs pour vous conseiller de le voir.

Rencontre avec le réalisateur :

Votre filmographie porte le plus souvent des personnages qui vous ressemblent. Ici, dans « Maintenant, tout de suite », Nora est assez loin de vous. Pourquoi ?

En effet, elle ne me ressemble pas trop (rires). Mais en même temps un peu… Je choisis pour une fois comme personnage principal, une jeune femme et non un vieux bougon. Cela dit, elle en est entourée puisque son papa joué par Jean-Pierre Bacri ou encore le personnage de Lambert Wilson ne sont pas de la première jeunesse. Ce sont des personnes qui ont un passé. Un passé qui les confronte et qui vient sonner à leur porte par le biais de Nora.

En effet, ce film parle du souvenir, du passé et de la résilience confrontés à la jeunesse dans un décor capitaliste. J’y vois une trame positive…

Alors, tant mieux si vous l’avez vu comme ça. On peut espérer que les jeunes ne vont pas faire les conneries de leurs aînés… en tout cas, au niveau sentimental et qu’à la fin, on a le sentiment que Xavier et Nora se retrouvent. Pensons que l’amour l’emporte sur le financier.

OBAMA/TRUDEAU : LE REGNE SANS PARTAGE DU SELFIE DANS LE DOMAINE DE L’IMAGE

06 Juil 2016
OBAMA/TRUDEAU : LE REGNE SANS PARTAGE DU SELFIE DANS LE DOMAINE DE L'IMAGE

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Par Pauline Escande-Gauquié – Sémiologue @semioEye

Pour sa dernière campagne, Apple a sélectionné des clichés amateurs et professionnels pris avec l’i-phone 6 qui se retrouvent affichés en grand sur des panneaux publicitaires un peu partout dans le monde. Ainsi, en ce moment à Paris, on peut voir une photographie géante signée « Photographié avec l’iPhone 6 » surplombant l’entrée de la gare Saint-Lazare. 53 clichés venant de 41 photographes dans 26 pays ont été sectionnés, trouvés sur les réseaux sociaux et sites de partage. L’accent a été mis sur les portraits et les selfies. Cette campagne révèle un engouement triomphant pour la photographie numérique sur l’espace social et plus particulièrement pour le genre portrait et autoportrait. La révolution selfique, démocratisée en 2012 avec notamment le cliché mondialement connu des Oscars 2014, a ainsi encore de belles années devant elles.

QUAND LE CINEMA REPOND A NOS NEVROSES… LES ECLAIRAGES DU Dr OLIVIER BOUVET DE LA MAISONNEUVE

30 Juin 2016
QUAND LE CINEMA REPOND A NOS NEVROSES... LES ECLAIRAGES DU Dr OLIVIER BOUVET DE LA MAISONNEUVE

Le Dr Olivier Bouvet de la Maisonneuve publie « Narcisse et oedipe vont à Hollywood » (Odile Jacob). Un ouvrage étonnant qui fait le lien entre le 7ème Art, la panne créative et nos émotions enfantines enfouies. Apprendre à les libérer pour pouvoir créer.

Explications :

Dans « Narcisse et oedipe vont à Hollywood » vous faites le lien entre la création et la dépression. Comment pouvez-vous résumer votre constat ?

Le fonctionnement psychique est un mouvement permanent, l’adulte se crée dans l’enfant en suivant l’impulsion venue du désir, puis il aspire à la paix que lui apporte la maturité qui le rend stable. Le fonctionnement narcissique hérité de l’enfance cède la place à l’organisation œdipienne de l’adulte. Mais on n’a rien sans rien et le prix à payer est une perte de la créativité. Ceux qui font tourner le monde n’ont pas besoin de cela ! Pourtant, certains d’entre nous ne deviendront jamais tout à fait mûrs et garderont en eux cette étincelle d’innocence qui leur permet de croire qu’ils sont capables d’ajouter à la beauté du monde. Leur potentiel créatif les rend fragiles car il s’accompagne d’un certain degré « d’immaturité ». Les enfants le savent et ils créent sans compter, mais l’opinion commune qui nous enseigne que la sensibilité est une tare et la créativité une perte de temps peut vite pousser des gens doués à douter d’eux-mêmes et de leur potentiel. Le paradoxe est qu’ils deviennent alors des adultes fragiles vis-à-vis de la dépression : un défaut biologique, un traumatisme ou, tout simplement l’ennui les feront basculer dans la panne. Bien sûr, cette opposition est caricaturale, elle dessine deux pôles entre lesquels nous nous situons tous dans la vraie vie : stables et matures quand il faut tenir, créatifs et souples quand il faut avancer. La fragilité est une notion relative, tous nous pouvons déprimer quand l’épreuve nous submerge et tous nous pouvons guérir et accéder à notre créativité.

Créer pour s’affranchir de la douleur ou la douleur empêche-t-elle la création ?

MARIE VAN GLABEKE : 4 QUESTIONS A LA PRODUCTRICE

29 Juin 2016
MARIE VAN GLABEKE : 4 QUESTIONS A LA PRODUCTRICE

Marie Van Glabeke a fondé Vanglabeke Films en 2007, mais devant les difficultés du secteur la société fusionne cet été. Voici les 4 questions/laruchemedia.com posées à la productrice au sortir de la table ronde « Où sont les jeunes ? » lors de la 13ème journée de la Création TV.

Réponse à chaud :

Nous sommes à la fin du débat sur la place des jeunes à la télévision et dans l’univers de la production. Qu’en avez-vous retiré ?

J’ai le sentiment qu’en une heure, nous nous sommes tous présentés, en donnant furtivement notre point de vue. Une heure c’est un peu court pour avoir le temps de débattre et en même temps, si on a plus de temps, on risque d’ennuyer tout le monde. C’est donc pas un exercice facile. Mais je crois que nous avons posé la question de la place des jeunes, en effet. La complication est qu’à la fois, il faut de l’expérience et une fraîcheur. On a réussi à faire les choses entre copains, mais l’univers se corse et tout est beaucoup plus dur. Il faut savoir s’entourer et s’associer  avec son pendant. C’est a dire, quelqu’un qui a une nouvelle forme d’écriture s’ajoute à une personne d’expérience. Il faut être rassurant auprès des banques et des diffuseurs.