ADILE FARQUANE : UNE VOIX POSITIVE SUR MOUV’ RADIO

Adile Farquane, journaliste et animateur, débarque sur Mouv’Radio pour mettre en lumière l’optimisme et le positivisme dans l’émission « Mouv’ Express ». « Les engagés », titre de la chronique quotidienne de 13h15 à 13h30, apporte un regard différent sur les préoccupations de la jeunesse française et internationale.

Rencontre :

Comment a démarré cette aventure ?

Je connais depuis longtemps Bruno Laforestrie et notre envvie première est de cibler les désirs de la jeunesse des quartiers populaires. Quand j’ai appris sa nomination à la tête de Mouv’Radio, qui a désormais une ligne éditoriale autour du lien social et du « vivre ensemble », j’ai eu envie de m’inscrire dans cette dynamique et me positionner dans les toutes formes de mobilisations de la jeunesse française et mondiale. Par exemple comment les jeunes africains contrent Boko Haram ? Comment faire un film sur la citoyenneté en auto-prod ou par un système participatif ? Comment pousser les jeunes à aller voter ?… C’est ces engagements citoyens qui me parlent.

Que veut dire « engagement » pour vous ?

C’est apporter une contribution et faire avancer cette société en pleine mutation. Je suis journaliste et j’envisage mon métier par le biais d’un journalisme engagé et citoyen même si la pratique de la profession reste identique… je mets les pieds dans le plat !

Vous faite une différence avec l’indignation chère à Stéphane Hessel ?

photo adile farquane mouv

Je pense qu’il faut aller au-delà. On a compris le message de Mr Hessel. Il a tout son sens puisqu’il faut en effet s’indigner et continuer de s’indigner mais il faut avoir une écriture globale et mondiale de notre société. Il faut aussi s’avoir comment on souhaite s’inscrire dans la société de demain et surtout comment construire ensemble ce monde ? Je souhaite soulever toutes ces questions dans mon programme pour apporter du lien social. Il est utile  d’avoir une action positive, constructive et intelligente.

Comment choisissez-vous vos thèmes ?

On traite de tout. Je ne veux rien m’interdire. La culture, la politique ou le social ont leur place. J’ai obtenu « carte blanche » de la part de Bruno Laforestrie pour créer un objet radio qui ait du sens et qui relate tout ce qui touche la jeunesse que ce soit au travers les réseaux sociaux ou autres.

Justement, une partie de la jeunesse de France s’est soulevée contre les paroles de la chanson des enfoirés écrite par JJ Goldman. Votre avis ?

Faut savoir écouter cette jeunesse qui pousse un cri d’alarme. Il faut dire qu’elle n’est pas suffisamment écouter. Nous devons être plus attentifs quant aux messages qu’elle relaie et ensuite discutons ! C’est trop facile d’annoncer : « ces jeunes cons racontent encore n’importe quoi ». Ils ont des choses à dire, écoutons et avançons !

Vous animez aussi un programme de politique étrangère « Ca fait débat« . Vous nous en dites un mot…

Cette émission, sur TéléSud et rediffusée sur Numéro 23 le dimanche matin, est la continuité de ce que je faisais sur Génération. A la différence que nous avons orienté les débats vers une analyse de la politique internationale. « Ca fait débat » a pour objectif de donner la parole à des leader d’opinion notamment ceux du continent africain. Ceux qu’on entend jamais, je les appelle les prescripteurs : des entrepreneurs, des intellectuelles et plus… On confronte, on analyse, on développe les points de vues. Mais aussi, tout ce qui concerne la diaspora africaine nord et sud ainsi que les questions liées à l’immigration.

Yasmina Jaafar

Photo : Christophe Abramowitz

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *