LE GRAND JOURNAL : ALORS, C’ETAIT COMMENT ?

Le Grand Journal était plus qu’attendu. C’est le programme de la rentrée. Lifté et presque inédit, nous l’avons regardé. Mais Maïténa Biraben suffira-t-elle a sauver le programme ?

18h50, un générique tout neuf, un Paris de nuit et Maïténa Biraben reçoit debout sous une vague d’applaudissements. Cette première existe mais il va falloir insister pour « être » vraiment. La saison entière est là pour imposer la nouvelle formule. Flab Production est le nouveau détenteur de l’une des cases horaires les plus prisées du PAF et ce avec un budget revu à la baisse alors que le programme vitrine de la chaîne cryptée coûtait près de 120 000 euros par jour l’an passé.

Principe…

Maïténa Biraben annonce en ouverture « un Grand Journal 3ème époque ». Accompagnée de 3 chroniqueurs et du journaliste Victor Robert en charge du JT et… de la météo, l’ex-animatrice du Supplément, accueille Le Premier Ministre chaleureusement. Manuel Valls a le droit à un premier long entretien de 10 minutes sur le sujet épineux des réfugiés (et non des migrants) puis d’un second de 8 minutes. L’invité politique est sommé de rester tout au long de l’émission. Il joue le jeu, s’intéresse aux chroniques, et est interrogé par « la bande ».

biraben LGJ

Les chroniques s’enchaînent avec entre autre, un transfert du Supplément, Cyril Eldin et sa griffe toute personnelle : Eldin Rapporteur.  Vient l’instant du live : Louane et Gaetan Roussel ont eu l’honneur de démarrer la saison. Clap de fin.

Après 1h15 de discussion, on s’aperçoit que le ton est moins arrogant et le public plus présent. Le blanc froid et acide du décor façon KM est troqué contre des sunlights d’un jaune assourdissant. Le tout au service d’une première un peu poussive mais prometteuse. L’ancienne émission était dotée d’un hachoir hyper affuté qui ne laissait aucune place aux invités, à l’information, au plaisir… Un entre-soi dévastateur qui poussait à se munir au plus vite de sa zappette ! Cette année, peut-être, allons nous avoir le droit de faire partie de la bande…

plateau LGJ

Une question stratégique subsiste : Quitte à tout changer, pourquoi ne pas avoir changer le titre ? Se passer d’une marque certes, mais d’une marque à bout de souffle.

Yasmina Jaafar

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *