Posts Tagged With 'France Télévisions'

FRANCE 2 ET CETTE FIN DE CAMPAGNE : POURQUOI LA CHAÎNE RENONCE SELON BERTRAND NAIVIN

Avr 20, 2017
FRANCE 2 ET CETTE FIN DE CAMPAGNE : POURQUOI LA CHAÎNE RENONCE SELON BERTRAND NAIVIN

France 2 se dédit et décide d’organiser ce soir une soirée « 15 minutes pour convaincre » avec « les 11 » mais sans débat traditionnel. Le philosophe des médias Bertrand Naivin scrute cette fin de campagne présidentielle pour le Club de la Ruche et laruchemedia.com. Il donne son regard sur ce renoncement.

Explication :

Finalement, France 2 s’est vue contrainte d’abandonner son projet d’organiser ce 20 avril un deuxième débat réunissant les onze candidats à l’élection présidentielle française. Deux raisons principales à cela. La première est le risque que représenterait une telle confrontation si tard dans la campagne. Se plaçant la veille de la « période de réserve » où les candidats n’auront plus le droit de répliquer aux potentielles insinuations, sous-entendus ou « attaques » d’un adversaire inspiré, cette « rencontre » aurait pu nuire à une campagne déjà polluée par une accumulation inédite d’ « affaires » concernant les impétrants à la fonction suprême qui n’en finit pas de perdre chaque jour qui passe de sa superbe ;

SOPHIE BENOIT : « LA TELEVISION DE DEMAIN, C’EST AUJOURD’HUI ! LES USAGES ONT CHANGE, ADAPTONS NOUS ! »

Fév 27, 2016
SOPHIE BENOIT : "LA TELEVISION DE DEMAIN, C'EST AUJOURD'HUI ! LES USAGES ONT CHANGE, ADAPTONS NOUS !"

Julien Lepers, Samuel Etienne, Nonce Paolini, France Télévisions, internet, l’avenir des contenus… la télévision est en mutation et doit se questionner. Sophie Benoit, ex-directrice des programmes internet du groupe France Télévisions et aujourd’hui consultante médias, nous dit tout sur la révolution technologique que connait le petit écran en 2016. Comment s’adapter et donner du sens ?

Réponses :

La semaine dernière a connu quelques remous avec notamment le départ de TF1 de Nonce Paolini, puis l’arrivée de Samuel Etienne sur France 3. 

Pensez-vous que le groupe public crie au jeunisme ?

Je ne pense pas que France Télévisions ait pris cette décision à la légère. Il s’agit plus ici d’une volonté de changement et de renouvellement des animateurs et des formats qu’un désir de jeunisme. Les responsables en place se soucient de la satisfaction du public. Le public de Question pour un champion ne demande pas à avoir un animateur durant 30 ans et de vieillir avec lui. Le grand défaut en télé est de penser à la place du téléspectateur. Plus encore aujourd’hui qu’hier, le public âgé a besoin de changement. Il possède un véritable pouvoir d’achat, surf sur le net, voyage et fait vivre la modernité. Donc oui, on peut aussi remplacer Julien Lepers. Ça n’est pas une question de jeunisme, Thierry Ardisson, peut revenir demain sur le service public, Claire Chazal et Anne Sinclair, qui ne sont manifestement pas de jeunes débutantes, viennent d’arriver sur FTV!

En effet, mais que dire de la méthode employée par la direction de France 3 ? Est-ce la bonne ?

Evidemment, Il y a peut-être un problème de méthode. Fallait-il entrer dans les détails, révéler son salaire ou les verbatim d’études, sans doute pas. Mais, vous savez, beaucoup d’animateurs sont tournés vers eux-mêmes et soucieux de leur carrière. Ils ont tendance à  prendre l’éviction personnellement et n’arrivent pas à prendre du recul pour analyser la démarche des chaînes.

Ne trouvez-vous pas étonnant ce soutien dont a bénéficié Julien Lepers de la part de ses confrères ? 

Oui, c’est vrai que dans cette histoire certains se sont manifestés en sa faveur. Qu’il soit soutenu par d’autres animateurs – qui auraient, eux-mêmes, peur que la chose leur arrive aussi-, très bien, mais que lui s’épanche toute la journée pour dire « On me laisse tomber » plutôt que « Je suis triste pour le public », est un problème. Donc

NOOR SADAR PDG DE LOVEMYTV : « IL EST TEMPS DE PRODUIRE DE LA FICTION FRANCAISE AUTREMENT ! »

Sep 17, 2015
NOOR SADAR PDG DE LOVEMYTV : "IL EST TEMPS DE PRODUIRE DE LA FICTION FRANCAISE AUTREMENT !"

Noor Sadar est un jeune producteur doté un franc parlé et d’une expérience déjà bien assise. Fondateur de LOVEMYTV, l’entrepreneur n’hésite pas bousculer les codes pour le bien de la télévision qui parfois aurait des envies d’endormissement. Un entretien La Ruche Média « boost » qui ravive les ambitions :

Pouvez-vous nous parler de LOVEMYTV et de son organisation ?

J’ai fondé LOVEMYTV en 2011. C’est une petite structure avec moi et mon assistant Antoine Viargues… en face d’une grosse concurrence. J’ai eu l’ambition de cette société parce que durant mes 15 années en tant qu’intermittent dans la fiction, je n’ai pas vu le métier bouger alors que tous les outils à notre disposition le permettaient. J’ai donc voulu montrer qu’on pouvait faire de la qualité en réduisant les coûts. Et surtout produire différemment.

Vous avez tout de suite voulu vous associer ?

Etre producteur indépendant, aujourd’hui, ça n’était pas possible. Le marché est trop instable pour pouvoir tenir longtempps. Je voyais même des sociétés installées qui avaient des difficultés donc la solution était de se regrouper. J’ai rencontré beaucoup de producteurs pour finalement m’associer avec Matthieu Viala et Stéphane Drouet de Makingprod.

Le choix de ces deux producteurs est inhérent à vos  ADN compatibles ?

Je ne veux pas faire de jeunisme mais ils sont de la même génération que moi et ont la même vision que moi. Nous parlons un langage similaire quand il s’agit de trouver des nouveaux outils pour produire autrement.

Quel est votre avis sur la TNT ? Un laboratoire qui ne marche pas ou un essor qui a tué les chaînes hertziennes ?

Pour moi, la TNT n’a pas tué les grandes chaînes parce que le gros du financement de la fiction est encore largement assuré par elles. Il y a, en effet, des chaînes qui arrivent comme OCS qui ne faisaient rien il y a encore quelques années et qui co-produisent vraiment aujourd’hui en nous laissant une totale liberté. Mais les chaînes de la TNT n’ont pas rempli leur mission. Elles ont été inventées il y a 10 ans justement pour créer une impulsion, faire du contenu, lancer des talents… et finalement, ils ne remplissent pas du tout leurs obligations dans la fiction francise en tout cas… Ils font du doc, de la tv réalité et de la rediffusion de fond de catalogue en se cachant derrière l’idée qu’ils n’ont pas beaucoup d’argent. Mais, je ne suis pas d’accord. OCS met sur une saison 1, 2500 euros la minutes d’apport chaîne pour faire de la création. On peut faire de la fiction à coûts raisonnées. J’aimerais que le ministère de la culture et le CSA  se penchent sur le sujet et imposent à ces chaînes de faire ce pour quoi elles ont été existent.

ERIC NAULLEAU : LE NOUVEAU JOURDE ET NAULLEAU EST ARRIVE ! « LES GARNEMENTS » RECIDIVENT ET ILS AIMENT CA.

Posted by yasmina in ACTU, CINEMA, FEATURED, LIVRES, MUSIQUE, NEWS No Comments »
Juin 13, 2015
ERIC NAULLEAU : LE NOUVEAU JOURDE ET NAULLEAU EST ARRIVE ! "LES GARNEMENTS" RECIDIVENT ET ILS AIMENT CA.

Eric Naulleau est connu pour son franc parlé. Il publie avec son acolyte Pierre Jourde, le troisième volet du « Jourde et Naulleau » (Chiflet &Cie). Ouvrage ludique mais sérieux qui regroupe les auteurs qui méritent d’être expliqués, épinglés… Quand la critique permet le recul et la réflexion.

Rencontre avec un écrivain anti conformiste :

Comment choisissez-vous vos auteurs ? Quels sont les critères de sélections ?

C’est un livre co-écrit avec Pierre Jourde et chacun possède ses propres têtes de turcs. Nous n’écrivons pas à 4 mains. Chacun s’occupe de la moitié des auteurs diront les uns ou des victimes diront les autres. Ce qui m’intéresse beaucoup, c’est le décalage entre ce que je lis dans la critique à propos de leur livre et les impressions que je retire de leur lecture directe et quand l’écart est suffisamment grand, je trouve que ça mérite qu’on s’y intéresse. Puis il y a un autre critère plus général qui sont les cas d’impostures manifestes comme Christine Angot ou BHL. Là, on est dans une imposture pas tellement discutable à mon avis donc ils sont qualifiés d’office. Ça peut être aussi un coup de sang… C’est donc soit très réfléchi soit très instinctif.

Au bout de cette troisième édition, vous comptez en faire un classique avec une sortie récurrente ?

Ça mérite d’être actualisé. Les deux dernières éditions ont été archi épuisées. Cet ouvrage marche et sur les salons, on me disait « Alors quand parait la suite du Jourde et Naulleau ? » Donc que ça deviennent un classique, je l’espère, avec tous les guillemets d’usage. C’est un projet évolutif. Certains disparaissent, leur œuvre avec et d’autres arrivent.

Que répondez-vous à ceux qui vous traitent de donneur de leçons ? A ceux, certains journalistes critiques, qui en font une affaire personnelle ?

Mais ça peut être une affaire personnelle, car comme ces gens-là se rencontrent dans les mêmes cocktails, je peux comprendre qu’ils s’énervent quand on maltraite leurs amis.

ALEXANDRE AMIEL, UN PRODUCTEUR LIBRE ET INVENTIF

Juin 11, 2015
ALEXANDRE AMIEL, UN PRODUCTEUR LIBRE ET INVENTIF

Alexandre Amiel est un producteur différent. Libre avant tout, il fait vivre non sans mal mais avec succès sa société de production « Caméra Subjective » au milieu d’un secteur en mutation. Parcours et regard d’un professionnel de la télévision :

Rencontre :

Votre société s’appelle Caméra Subjective. Pourquoi et existe-il une objectivité ?

En effet, je considère qu’il n’y a pas d’objectivité dans le journalisme. C’est une façon de raconter une histoire en fiction, documentaire ou programme de flux qui compte. Les gens reprochent parfois aux journalistes leur manque d’objectivité hors pour moi ça n’existe pas dans ce métier. Tout ce qui existe c’est l’honnêteté. Que chacun ait son regard et son point de vue sur les choses est normal. Puis j’ai fait toute – ou presque – mon expérience à Canal + et j’ai appris ce métier qu’en faisant un pas de côté. Tout ce que je tente de faire comporte cette manière de voir l’actualité et les programmes.

La ligne éditoriale justement, votre ADN qu’elle est-elle ?

C’est le regard en biais, c’est de faire des choses qui nous amusent. On est incapable de créer des programmes pour faire des programmes. Ca fait sans doute de moi un moins bon producteur… en tout cas un moins bon chef d’entreprise mais on a eu de la chance durant quelques années de bien gagner notre vie, ce qui nous permet de rester sur des créations qui nous ressemblent. Ces gains nous ont donné une réelle indépendance. Quand les années sont moins fastes, on tient.