FREDERIQUE BEDOS APPORTE SON REGARD SUR LA JOURNEE DE LA FEMME : « Il est urgent d’être très volontaire et proactif afin de faire bouger les lignes. »

04 Mar 2016
FREDERIQUE BEDOS APPORTE SON REGARD SUR LA JOURNEE DE LA FEMME : "Il est urgent d’être très volontaire et proactif afin de faire bouger les lignes."

Frédérique Bedos aime le contenu qui traduit un engagement. Avec « Projet Imagine », une ONG d’informations, elle développe des programmes audiovisuels qui poussent à l’action et à la réflexion. Demain soir, 5 mars, LCP diffuse le documentaire « Des femmes et des hommes », tour du monde de la condition des femmes. Est-ce que le 8 mars a encore une signification ? C’est que nous avons voulu savoir.

Réponse :

Nicole Ameline du CEDAW-ONU dit dans votre documentaire  « Les femmes ont longtemps ont été des objets de droit et pas des sujets de droit ». Selon-vous y a-t-il une évolution positive ?

Nicole Ameline fait ici une allusion historique. Pendant longtemps les femmes n’étaient en effet pas considérées comme des êtres humains à part entière… Dans la plupart des pays développés, la législation a évolué positivement dans ce sens. Cependant entre évolution légale et évolution sociétale, il y a un temps de latence. Le temps que la mentalité des gens évolue. Il reste très compliqué pour certaines femmes de faire valoir leurs droits car cela peut tout simplement les marginaliser dans leur entourage… Aussi, il faut considérer ce temps de latence qui lentement permet aux femmes d’accéder pleinement à leurs droits. C’est une chose d’avoir des droits, c’en est une autre de pouvoir les exercer. Bien entendu, les situations varient selon les pays. Il faut savoir que dans certains endroits du globe, les femmes voient leurs droits reculer ! En ce moment même ! La vigilance reste donc de mise.

Le pouvoir peut-il se conjuguer au féminin en politique ?

Oui ! Il le peut. Il y a plusieurs exemples qui ne datent pas d’hier.

SOPHIE BENOIT : « LA TELEVISION DE DEMAIN, C’EST AUJOURD’HUI ! LES USAGES ONT CHANGE, ADAPTONS NOUS ! »

27 Fév 2016
SOPHIE BENOIT : "LA TELEVISION DE DEMAIN, C'EST AUJOURD'HUI ! LES USAGES ONT CHANGE, ADAPTONS NOUS !"

Julien Lepers, Samuel Etienne, Nonce Paolini, France Télévisions, internet, l’avenir des contenus… la télévision est en mutation et doit se questionner. Sophie Benoit, ex-directrice des programmes internet du groupe France Télévisions et aujourd’hui consultante médias, nous dit tout sur la révolution technologique que connait le petit écran en 2016. Comment s’adapter et donner du sens ?

Réponses :

La semaine dernière a connu quelques remous avec notamment le départ de TF1 de Nonce Paolini, puis l’arrivée de Samuel Etienne sur France 3. 

Pensez-vous que le groupe public crie au jeunisme ?

Je ne pense pas que France Télévisions ait pris cette décision à la légère. Il s’agit plus ici d’une volonté de changement et de renouvellement des animateurs et des formats qu’un désir de jeunisme. Les responsables en place se soucient de la satisfaction du public. Le public de Question pour un champion ne demande pas à avoir un animateur durant 30 ans et de vieillir avec lui. Le grand défaut en télé est de penser à la place du téléspectateur. Plus encore aujourd’hui qu’hier, le public âgé a besoin de changement. Il possède un véritable pouvoir d’achat, surf sur le net, voyage et fait vivre la modernité. Donc oui, on peut aussi remplacer Julien Lepers. Ça n’est pas une question de jeunisme, Thierry Ardisson, peut revenir demain sur le service public, Claire Chazal et Anne Sinclair, qui ne sont manifestement pas de jeunes débutantes, viennent d’arriver sur FTV!

En effet, mais que dire de la méthode employée par la direction de France 3 ? Est-ce la bonne ?

Evidemment, Il y a peut-être un problème de méthode. Fallait-il entrer dans les détails, révéler son salaire ou les verbatim d’études, sans doute pas. Mais, vous savez, beaucoup d’animateurs sont tournés vers eux-mêmes et soucieux de leur carrière. Ils ont tendance à  prendre l’éviction personnellement et n’arrivent pas à prendre du recul pour analyser la démarche des chaînes.

Ne trouvez-vous pas étonnant ce soutien dont a bénéficié Julien Lepers de la part de ses confrères ? 

Oui, c’est vrai que dans cette histoire certains se sont manifestés en sa faveur. Qu’il soit soutenu par d’autres animateurs – qui auraient, eux-mêmes, peur que la chose leur arrive aussi-, très bien, mais que lui s’épanche toute la journée pour dire « On me laisse tomber » plutôt que « Je suis triste pour le public », est un problème. Donc

VALLS, MACRON… QUAND L’ECONOMISTE JEAN-MARC DANIEL NOUS RAPPELLE LA GENESE DE LA GAUCHE ET STOPPER LE DOUBLE DISCOURS !

23 Fév 2016
VALLS, MACRON... QUAND L'ECONOMISTE JEAN-MARC DANIEL NOUS RAPPELLE LA GENESE DE LA GAUCHE  ET STOPPER LE DOUBLE DISCOURS !

Manuel Valls, Emmanuel Macron… sont interpellés par Jean-Marc Daniel : « Il faut faire la distinction entre la conquête du pouvoir et l’exercice du pouvoir » annonce l’économiste. Il vient de publier « Valls, Macron… : le socialisme de l’excellence à la française » (F.Bourin).

Rencontre avec un spécialiste de la vie de la cité qui rappelle aux ministres régaliens les origines de la gauche.

 

Dans votre livre, vous opposez les « girondins/brissotins » aux « montagnards ». La solution semble être entre les mains des « feuillants ». Qui sont les « feuillants » ?

Historiquement, ce sont les révolutionnaires modérés des débuts de la Révolution. Ils proposent des réformes qui accroissent et préservent les libertés, politiques et économiques, et sont favorables à l’égalité des chances plus qu’à l’égalité des places. Je me réfère à eux notamment parce qu’ils ont voté le décret Le Chapelier qui instaure la concurrence générale dans l’économie française. Aujourd’hui, ce sont les tenants à gauche d’une ligne fondée sur ces mêmes principes de liberté économique et d’égalité des chances.

Pouvez-vous nous donner un exemple de personnes appartenant à chacune des catégories ?

Les montagnards sont les héritiers de Robespierre et des communistes des années 50. Aujourd’hui, ce sont les responsables des partis d’extrême gauche et du Front de gauche. Ils sont en perte de vitesse car ils sont de moins en moins capables de formuler un programme. Ils se réfugient beaucoup dans l’indignation. Les girondins/brissotins sont les héritiers des députés de la Gironde de 1792, mais aussi de Blum et Mitterrand. Ils parlent de rupture, de changement, de vie nouvelle mais dès qu’ils sont au pouvoir, ils passent leur temps à justifier leur reniement. C’est la position de Hollande, surtout au début du quinquennat.

Les Feuillants sont les héritiers de Le Chapelier, mais aussi de Gambetta et de Mendès France. Pour moi, ce sont Manuel Valls et Emmanuel Macron, du moins dans leurs discours. Ce que j’attends d’eux, c’est un passage à l’acte plus affirmé.

BRAHIM ZAIBAT PERD CONTRE JM LE PEN ! NOTRE SEMIOLOGUE PAULINE ESCANDE GAUQUIE NOUS EXPLIQUE POURQUOI MALGRE TOUT, IL S’AGIT D’UN SELFIE MEDIATIQUE REUSSI

16 Fév 2016
BRAHIM ZAIBAT PERD CONTRE JM LE PEN ! NOTRE SEMIOLOGUE PAULINE ESCANDE GAUQUIE NOUS EXPLIQUE POURQUOI MALGRE TOUT, IL S'AGIT D'UN SELFIE MEDIATIQUE REUSSI

Jean-Marie Le Pen est heureux ! Brahim Zaibat doit lui verser 1 euro symbolique et est sommé par la justice de retirer sa photo selfie prise dans un avion. Pauline Escande Gauquié, notre sémiologue décrypte ce selfie pour La Ruche Média TV.

photo pauline EG 1

Pauline Escande Gauquié
#emioEye

PEUR DE RIEN : POURQUOI IL FAUT ALLER VOIR LE NOUVEAU FILM DE DANIELLE ARBID

09 Fév 2016
PEUR DE RIEN : POURQUOI IL FAUT ALLER VOIR LE NOUVEAU FILM DE DANIELLE ARBID

« Peur de rien », le long métrage signé Danielle Arbid risque de sortir inaperçu tant la concurrence en salles est rude.  Et pourtant… pour Manal Issa, la découverte 2016, il faut se précipiter.

La réalisatrice franco-libanaise nous avait déjà régalé avec « Un homme perdu » (2007) ou encore « Beyrouth Hôtel » (2012) . « Peur de rien » propose, lui, le voyage d’une étudiante venue d’ailleurs. Un voyage au cœur de Paris plus proche du parcours du combattant que d’une balade d’été.

Lina a 18 ans et des envies à foison. Le Liban semble moins attractif pour étudier et aimer : elle décide donc de venir en France pour appendre mais surtout pour être libre… enfin !