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MANUEL VALLS : VAINQUEUR MAIS HUMILIE ? QUE SE CACHE-T-IL DERRIÈRE CE MOT ? DÉCRYPTAGE

Juin 23, 2017
MANUEL VALLS : VAINQUEUR MAIS HUMILIE ? QUE SE CACHE-T-IL DERRIÈRE CE MOT ? DÉCRYPTAGE

Manuel Valls, 54 ans, est tout de même parvenu à être réélu dans son ancien fief Evry/Essonne. Une réélection contestée par M. Amrani de France Insoumise (FI). Mais revenons sur le terme « HUMILIATION » utilisé par les médias lors de l’annonce de sa candidature :

« Valls humilié mais épargné » ; « Valls, humilié jusqu’au bout par le camp Macron » ; « Humiliation, Valls ne remplit pas les conditions » titraient tous nos quotidiens cette semaine. Mais qu’est-ce que l’humiliation ? L’ancien Premier Ministre a-t-il été réellement humilié ?

Manuel Valls a été refusé par le clan En Marche!

Humilier c’est avant tout déshumaniser et déconsidérer l’Autre. Le revers est humiliant, la non-réussite est terrible. Notre époque impose l’excellence. Michel Zink, professeur au Collège de France, indiqudans e « L’Humiliation, le Moyen Age et nous» que dans des temps anciens, l’humiliation confinait à l’humilité. Un chemin christique radical qui enveloppe l’humain dans un linceul protecteur. Certains faisaient le choix de l’humiliation pour être reçus par Dieu. L’humiliation comme humilité chrétienne. La société opte pour la gagne et la hiérarchie. C’était donc une vertu que d’être plus bas que terre.

JUAN MASSENYA PARLE A LA JEUNESSE SUR MOUV. RENCONTRE AVEC UN ANIMATEUR/PRODUCTEUR CONCERNE PAR LES MIGRANTS, LE RACISME, NUIT DEBOUT…

Juan Massenya est animateur de Radio Vinyle sur Mouv le dimache à 18h. Il est aussi concerné par la société, ses heurts et ses blessures. Macron, Valls, les migrants ou encore Daesh… l’animateur/producteur nous livre sans détour son sentiment.

Rencontre :

ITW SELFIE :

ENTRETIEN :

Mouv est une radio qui s’adresse aux plus jeunes. A 48 ans, vous pouvez dire que vous avez un parcours conséquent. Au regard de votre expérience, comment pouvons-nous transmettre ce que l’on a acquis à la jeunesse ?

La sémantique, le vocabulaire est le plus important quand tu veux t’adresser à un public. Celui que tu utilises impose de la distance ou génère du rapprochement. On est dans le monde l’image mais les mots et la « façon » sont primordiaux. A mon sens, la radio a déserté ce champs. Le sens est la science de la radio ! Il fût un temps, où les animateurs ou autres parlaient comme moi. Ils écoutaient et descendaient sur le terrain. Ainsi, nous parlions la même langue. Ce n’est plus la cas ! Aujourd’hui, on fait du « journalisme du net » sans jamais côtoyer personne. Donc, si le discours est empreint d’un vécu, le dialogue constructif est encore possible puisqu’il y a une légitimité, sinon… c’est l’échec.

Justement… pensez-vous que le politique ait perdu cette capacité au dialogue ? La parole est-elle désincarnée ?

Oui, tout à fait. Ils ont mis sur le terrain des émissaires et parfois même des laquais qui ont pour objectif de créer un pont entre la jeunesse et les gouvernants. Le souci, c’est qu’il y a une déperdition de la légitimité. Plus il y a d’interface, plus le discours perd en authenticité. On peut faire appel à des associations pour faire le lien, mais c’est pour la mobilisation. Alors que le combat et la mobilisation ne veulent pas toujours dire : compréhension.

VALLS, MACRON… QUAND L’ECONOMISTE JEAN-MARC DANIEL NOUS RAPPELLE LA GENESE DE LA GAUCHE ET STOPPER LE DOUBLE DISCOURS !

Posted by yasmina in ACTU, FEATURED, LIVRES, NEWS, TELEVISION No Comments »
Fév 23, 2016
VALLS, MACRON... QUAND L'ECONOMISTE JEAN-MARC DANIEL NOUS RAPPELLE LA GENESE DE LA GAUCHE  ET STOPPER LE DOUBLE DISCOURS !

Manuel Valls, Emmanuel Macron… sont interpellés par Jean-Marc Daniel : « Il faut faire la distinction entre la conquête du pouvoir et l’exercice du pouvoir » annonce l’économiste. Il vient de publier « Valls, Macron… : le socialisme de l’excellence à la française » (F.Bourin).

Rencontre avec un spécialiste de la vie de la cité qui rappelle aux ministres régaliens les origines de la gauche.

 

Dans votre livre, vous opposez les « girondins/brissotins » aux « montagnards ». La solution semble être entre les mains des « feuillants ». Qui sont les « feuillants » ?

Historiquement, ce sont les révolutionnaires modérés des débuts de la Révolution. Ils proposent des réformes qui accroissent et préservent les libertés, politiques et économiques, et sont favorables à l’égalité des chances plus qu’à l’égalité des places. Je me réfère à eux notamment parce qu’ils ont voté le décret Le Chapelier qui instaure la concurrence générale dans l’économie française. Aujourd’hui, ce sont les tenants à gauche d’une ligne fondée sur ces mêmes principes de liberté économique et d’égalité des chances.

Pouvez-vous nous donner un exemple de personnes appartenant à chacune des catégories ?

Les montagnards sont les héritiers de Robespierre et des communistes des années 50. Aujourd’hui, ce sont les responsables des partis d’extrême gauche et du Front de gauche. Ils sont en perte de vitesse car ils sont de moins en moins capables de formuler un programme. Ils se réfugient beaucoup dans l’indignation. Les girondins/brissotins sont les héritiers des députés de la Gironde de 1792, mais aussi de Blum et Mitterrand. Ils parlent de rupture, de changement, de vie nouvelle mais dès qu’ils sont au pouvoir, ils passent leur temps à justifier leur reniement. C’est la position de Hollande, surtout au début du quinquennat.

Les Feuillants sont les héritiers de Le Chapelier, mais aussi de Gambetta et de Mendès France. Pour moi, ce sont Manuel Valls et Emmanuel Macron, du moins dans leurs discours. Ce que j’attends d’eux, c’est un passage à l’acte plus affirmé.

JEREMY FERRARI FAIT PLUS QUE PROVOQUER : IL OSE DIRE !

Fév 01, 2016
JEREMY FERRARI FAIT PLUS QUE PROVOQUER : IL OSE DIRE !

Jérémy Ferrari attaque ! Il propose sa vision du monde après s’être informé. Son nouveau spectacle « Vends 2 pièces à Beyrouth » interpelle. Nous avons voulu en savoir plus sur celui qui a fait mouche en invectivant Manuel Valls sur le plateau de ONPC. Décryptage d’un phénomène annoncé :

Ce One Man Show de quasi 2h est un plat principal ! Rassasié et presque éreinté à force de le voir gesticuler, on quitte Jérémy Ferrari avec des questions plein le crâne. Mais l’humoriste de 31 ans, révélé par Laurent Ruquier, ne fait pas que gesticuler : il a travaillé d’arrache pied pendant deux ans pour offrir du fond.

Tout y passe : l’administration Bush, la colonisation, la police (en roller),  l’armée française et son maigre patrimoine, Hitler, le conflit israélo-palestinien, l’islam, le droit d’ingérence, Daesh, comparé à une start-up « swag » parce que doté d’un personnel « connecté », les ONG, le recrutement des terroristes… et plus encore.

« MAIN BASSE SUR LA CULTURE » : RAPHAEL PORIER ET MICHAEL MOREAU REVELENT TOUT SUR LES LIENS ENTRE LA POLITIQUE ET LE MONDE CULTUREL !

Oct 14, 2014
"MAIN BASSE SUR LA CULTURE" : RAPHAEL PORIER ET MICHAEL MOREAU REVELENT TOUT SUR LES LIENS ENTRE LA POLITIQUE ET LE MONDE CULTUREL !

Qui a pris le pouvoir sur la culture en France ? Le ministère de la culture sert -il encore à quelque chose ? Pourquoi François Hollande  se désintéresse-t-il de cet univers et rabote le budget… Autant de questions auxquelles répondent sans détour les journalistes Raphaël Porier et Michaël Moreau dans « Main basse sur la culture »(La Découverte).

Entretien croisé :

Qu’est-ce qui a motivé l’écriture de « Main basse sur la culture » ?

Michaël Moreau : A la base, je suis journaliste économique et politique et Raphaël, journaliste culture. On a voulu faire ce livre parce qu’on voyait beaucoup de choses qui changeaient dans l’économie de la culture avec notamment l’arrivée de nouveaux acteurs comme Google, Amazon… Ils posent un certain nombre de questions et de problèmes. Les entreprises aussi, s’intéressent de plus en plus aux industries culturelles. Il fallait revenir aux années 80. A cette période, il y avait déjà différentes choses qui avaient été mises en place comme le financement du cinéma par l’audiovisuel. Ces années étaient fondatrices avec un paradoxe quand même : un gros ministère de la culture donnait beaucoup d’argent alors que l’arrivée de l’industrialisation de la culture à travers la télé faisait rage. La musique, elle aussi, connaissait un formatage sans précédent.

Raphaël Porier : Pour ma part, c’est surtout un moment crucial que de voir que ce modèle là qui a été créé depuis 30 ans arrive en bout de course et est totalement remis en cause par l’arrivée de nouveaux acteurs qui ne respectent plus les frontières. Les acteurs français réclament une concurrence loyale parce qu’ils ont beaucoup plus d’obligations que ceux qui viennent de l’étranger.  Tous les gens que nous avons rencontré que ce soit Nonce Paolini (PDG TF1) ou Nicolas de Tarvenost (Président du directoire M6), nous expliquent qu’ils n’en peuvent plus. En finançant « Les Ch’tis« , ils ne rentrent pas dans leurs frais ! Ca leur fait perdre de l’argent lors de la diffusion en prime time alors que c’est le plus grand carton de ces dernières années. Il y a donc quelque chose qui ne fonctionne plus. On a voulu comprendre.