Posts Tagged With 'Musique'

NADEAH « WHILE THE HEART BEATS », L’EXPRESSION D’UNE ARTISTE DETERMINEE

Mar 08, 2016
NADEAH "WHILE THE HEART BEATS", L'EXPRESSION D'UNE ARTISTE DETERMINEE

Nadeah est engagée. Une australienne qui chante depuis l’âge de 8 ans et souhaite avant tout son indépendance. Être une artiste libre et entendue ! Son clip « Met A Man » dénonce l’imagerie sexy faussement provocante des divas R&B et elle fustige les réseaux sociaux qui nous obligent à répondre présent : Une addiction absurde.

Nadeah présentera son album « While the heart beats » le 14 mars au Café de la Danse.

ITW SELFIE :

Être artiste indépendante, comporte un prix. Quel est le vôtre ?

Oui, en effet et je le mesure tous les jours. Quand j’ai eu 20 ans, j’ai signé chez Universal et je me suis sentie comme une vache à lait faussement imprégnée. Je devais faire des tubes quoi qu’il arrive. Il fallait écrire 50 chansons pour en trouver une qui les satisfasse. Pour moi, c’était catastrophique.  C’est là que j’ai compris que je ne m’épanouirais pas dans ce système très marketé. Mettre du « jolie » partout alors que je fais du Rock… on ne pouvait pas se comprendre. Alors, oui, l’indépendance me donne une véritable liberté. Elle me coûte beaucoup mais… c’est un prix à payer. Parfois, les personnes avec lesquelles je travaille s’en vont…

Comme votre tourneur qui s’est sauvé parce que vous teniez à garder votre clip. Racontez-nous ?

Oui ! Il est parti ! Il me disait « Je reste que si tu ne sors pas ton clip. Les gens ne vont pas comprendre ton message. Il est trop hard ce clip ! ». Ben… on s’est séparé. Je suis têtue et j’ai dis gentiment « Non« . C’était une relation de 7 ans. J’avoue que ça n’a pas été simple. Mais s’il souhaite imposer ses vues, il est préférable qu’il travaille avec un artiste plus malléable que moi.

MARIANA RAMOS : QUAND LE CAP VERT RENCONTRE LA FRANCE…

Fév 04, 2016
MARIANA RAMOS : QUAND LE CAP VERT RENCONTRE LA FRANCE...

Mariana Ramos est une chanteuse française, capverdienne et née au Sénégal. A l’heure où le gouvernement tergiverse sur les questions de bi-nationalité, Mariana, elle, chante pour réunir et dire que les différences sont la sève même de l’humanité. Elle sera en concert le 13 février au New-Morning pour présenter « Quinta », son cinquième album.

Rencontre :

ITW SELFIE :

Suite de l’entretien :

Il y a eu du temps entre le 4ème et le 5ème album. Qu’est-ce qui a motivé celui-ci « Quinta » ?

En effet, quelques années sont passées, presque cinq. J’ai voulu prendre mon temps parce que je savais qu’il recouvrait un travail particulier. Il y a un moment que je voulais faire un album traditionnel sans jamais trouver le moment.

JEREMIE MALODJ’, UN CHANTEUR- AUTEUR-COMPOSITEUR TRES ENGAGE

Mai 20, 2015
JEREMIE MALODJ', UN CHANTEUR- AUTEUR-COMPOSITEUR TRES ENGAGE

Jérémie Malodj’ est le véritable exemple que le métissage apporte à l’humanité. Avec son premier album « Bohélem », il convoque toutes les parties de son histoire et de son éducation pour offrir un mélange décapant. Français, chinois et brésilien, l’artiste né aux Seychelles nous dit tout sur ce qu’il pense de la France d’aujourd’hui.

Rencontre :

Que signifie Malodj’ ?

Le mot Malodj’ vient de l’association du nom de deux styles de musiques traditionnelles. Le Maloya d’abord, musique des esclaves de l’île de la Réunion qui est jouée lors des services Kabaré à l’époque. Cette musique de liberté et d’espoir qui rassemble est aussi le blues des réunionnais qui permet d’exprimer sa rage, son désespoir… Etant né aux Seychelles, j’ai immédiatement vibré à l’écoute de mon premier concert de Maloya, en 1997. Et le Pagode (prononcer Pagodj’), musique de Rio au Brésil, qui s’apparente à la Samba mais en petite formation, souvent acoustique. Les rythmiques des ancêtres africains se mêlent à l’élégance des harmonies d’origine portugaise. Lors de mon premier voyage au Brésil en 2002, j’ai remarqué l’importance que les brésiliens accordent à leurs musiques et à leurs traditions en général. J’ai choisi Malodj’ comme nom de scène car il représente mon bagage musical et humain. Malodj’ comme une idée du mélange.

Le terme « un monde en Guer’vitude », indiqué dans le titre « Ali », résume-t-il le message dénonciateur de l’album ?

Le terme « un monde en Guer’vitude » (mélange entre « servitude », « guerre » et « habitude »), m’est venu naturellement comme une représentation de l’ambiance que je reçois au quotidien. A travers les médias, leur omniprésence, nous recevons une image souvent déformée, car subjective, et formatée de ce qui se passe autour de nous. A mon sens, en devenant routine cette vision nous fait « dramatiser » le quotidien et vivre dans un monde de peur, de paranoia. Sur ce titre, « Ali », je souhaitais simplement chanter ce constat et dire à quel point des choses simples, le partage, manger, créer, dire bonjour à un ami, nous relient et peuvent être source de bonheur. Dénoncer me parle moins que décrire ce qui m’entoure pour mieux conscientiser ma propre réalité.

LISA LAYER : DE FRANCE TELEVISIONS AU THEATRE DU GYMNASE

Nov 24, 2014
LISA LAYER : DE FRANCE TELEVISIONS AU THEATRE DU GYMNASE

Lisa Layer est aussi Isabelle Layer, Responsable de la cellule de Repérage de Talents pour France Télévisions. La jeune femme prend des risques et sort de son confort pour passer de l’autre côté. Love Cabaret propose 75 minutes de chansons narrant la vie d’une femme libre qui ne renonce à rien pour réaliser son rêve : « devenir une grande Artiste reconnue de tous ».

Lisa Layer, qui êtes-vous ? 

Comme tout le monde, je suis constituée de multiples facettes. A la fois cartésienne et artiste, très logique mais aimant aussi sortir des sentiers battus ! Ainsi, j’ai à la fois une formation de journaliste (ULB, Bruxelles), un Master 2 en Droit et Administration de l’Audiovisuel (D2A, La Sorbonne) et je suis certifiée en coaching (Institut des Neurosciences Appliquées). A côté de cela, je suis une grande passionnée des arts de la scène à qui j’ai consacré 10 ans de ma vie au sein d’une compagnie que j’ai cofondée en Belgique, d’où je viens. Et voilà qu’après quelques années loin des planches à officier à France Télévisions, je monte mon seule-en-scène au Théâtre du Gymnase ! La vie est pleine de jolies surprises !

En quoi consiste votre poste au sein de France TV ?

Je suis actuellement en charge du repérage de Talents, animateurs et chroniqueurs, pour les Chaînes du Groupe France Télévisions. Le poste a été créé en septembre 2014 à l’initiative de Catherine Lottier, Directrice Veille et Prospective Programmes dans le Groupe. L’idée est de partir à la découverte de Talents qui pourraient intervenir généralement en tant que chroniqueurs pour commencer. Nous cherchons durant toute l’année des profils dotés d’une forte personnalité, qui ont des choses à dire, une réelle compétence à communiquer, du charisme, de la générosité, pourquoi pas spécialistes d’un domaine quel qu’il soit, et qui soient en affinité avec le service public. Notre but : accompagner les chaînes et les émissions qui le souhaitent dans leurs recherches d’animateurs et/ou de chroniqueurs, mais aussi faire ponctuellement des présentations de personnalités spécifiques aux responsables des Chaînes concernés par de telles recherches.

IBRAHIM MAALOUF : SON COMBAT POUR INTEGRER L’IMPROVISATION MUSICALE A L’ECOLE

Posted by yasmina in ACTU, CINEMA, FEATURED, LIVRES, MUSIQUE, NEWS No Comments »
Nov 07, 2014
IBRAHIM MAALOUF : SON COMBAT POUR INTEGRER L'IMPROVISATION MUSICALE A L'ECOLE

Ibrahim Maalouf est en tournée avec l’album « Illusions » sorti en 2013 qui lui a valu une Victoire de la Musique en 2014. Le 18 novembre, sortira, en collaboration avec Oxmo Puccino,  « Au pays d’Alice ». Le trompettiste et pianiste ingénieux d’origine libanaise, fils du trompettiste Nassim Maalouf et de la pianiste Nada Maalouf, a plusieurs cordes à son arc. Nous l’avons rencontré pour en savoir plus sur sa musique, sur son parcours et ses projets :

On vous présente parfois comme un réel autodidacte. Est-ce vrai ? Auriez-vous une définition du Jazz ?

En fait pas vraiment. Je suis d’un côté un vrai autodidacte au niveau de la pratique du piano, et un pur fruit des écoles supérieures de musique nationales à la trompette. C’est même grâce aux concours internationaux que je me suis fait connaître au début. Mais par contre, au niveau de la pratique du jazz, je ne peux pas dire que c’est ma spécialité. C’est l’une des nombreuses influences qui m’inspirent. Et je ne pense pas être bien placé pour donner une définition objective du jazz. Mon jazz est un jazz très ouvert d’esprit, où toutes les cultures qui s’en inspirent pourraient en devenir une partie intégrante.

N’est-ce pas un peu réducteur de vous voir seulement comme un jazzman alors que votre musique renferme de nombreux courants ? Ne faut-il pas plutôt « tuer » les catégories ?

Je ne crois pas qu’il faille « tuer » quoi que ce soit, ni les catégories, ni rien d’ailleurs. Mais juste leur donner le juste rôle qu’elles doivent avoir. Les catégories sont là, juste pour qu’on se repère et qu’on puisse s’y retrouver dans la masse de choses que la culture nous offre. Mais si on se réduit à leur loi dictée par l’industrie artistique, alors on s’interdit de faire évoluer les choses. Celui ou celle qui considère que le jazz est une culture figée et qui n’a pas d’autre évolution que celle qui consiste à réunir une batterie, une contrebasse, un piano, et quelques soufflants, est certainement pour moi quelqu’un qui vit dans l’admiration du passé et qui ne voit pas que le monde bouge.